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Association des Élus Progressistes de Bretagne
Emglev Dileuridi Araokour Breizh
conseil municipal de Guipavas
17 avril 2013
vœu déposé par le groupe municipal Guipavas Solidaire
à l’attention de Madame la Ministre de la Culture et de la Communication
Adopté par 30 voix contre 3
Pour une télévision régionale de plein exercice en Bretagne
La restructuration en cours au sein du pôle France Télévision, dans le cadre de la renégociation de son Contrat d’Objectifs et de Moyens avec l’Etat, risque de se traduire par une diminution de l'offre de programmes construite par France 3 dans les régions, alors même que la France est un pays très en retard dans ce domaine. En effet France 3 est une chaîne nationale avec des décrochages régionaux et locaux de moins de 2 heures par jour, alors que le modèle dans les pays voisins repose sur des chaînes régionales de plein exercice. En France la concentration des médias à Paris (90% des sièges sociaux) ne laisse que peu de possibilités aux régions de faire un travail d'information et de création à partir de leurs réalités locales, alors qu’en dépit du développement d’internet la télévision reste « le média privilégié de 80% des Français pour se tenir au courant de l'actualité nationale et internationale » (Baromètre de confiance dans les médias – TNS Sofrès – janvier 2012).
Pourtant la Bretagne dispose depuis quelques années d’une grande variété de média audiovisuels, donc d'un vivier de savoir-faire reconnus, mais pas d'un support audiovisuel qui diffuse l'actualité régionale sur la Bretagne entière ni qui diffuse en continu. En Bretagne, les taux d'audience des programmes régionaux de France 3, les meilleurs en France, témoignent que la demande d'un réel service public régional de télévision est très forte. L’enjeu est culturel, il est aussi économique car l’industrie audiovisuelle est un secteur qui génère de nombreuses activités directes et indirectes et des emplois.
Consciente, semble-t-il, de la singularité bretonne, la direction de France 3 a fait connaître sa disponibilité pour faire évoluer son offre de programmes en Bretagne en se référant à Via Stella, chaîne publique corse du réseau de France Télévision diffusée sur la TNT depuis 2012. La direction de France 3 reconnaît que les moyens humains et techniques dont elle dispose en Bretagne sont sous-utilisés. Pour leur part les salariés de France 3 Bretagne ont pris position très fortement pour une telle évolution, en particulier au bureau local France 3 Iroise à Brest.
Le 14 décembre 2012 le Conseil Régional de Bretagne a voté un vœu à l’unanimité (1) allant dans le sens de l'ouverture de discussions entre la Région, la direction de France Télévision et le Gouvernement, tout en veillant à intégrer dans le tour de table l’ensemble des acteurs professionnels du secteur audiovisuel en Bretagne. 27 parlementaires des Côtes d’Armor, du Finistère, d’Ille-et-Vilaine, de Loire-Atlantique et du Morbihan ont adressé une lettre à Madame Aurélie Filippetti, Ministre de la culture et de la communication, pour soutenir la demande d’une télévision publique régionale de plein exercice.
A l'heure du double débat sur la réorganisation de France 3 et la future loi de décentralisation, une opportunité historique s'offre à la Bretagne de disposer enfin du média audiovisuel que
son histoire, son identité et la demande sociale justifient. C'est une question de volonté politique. Il s'agit aujourd'hui de bâtir le projet audiovisuel de la Bretagne du XXIème siècle.
Le conseil municipal de Guipavas demande à son tour pour la Bretagne un service public audiovisuel ouvert aux coopérations avec les autres acteurs professionnels de Bretagne dont les télévisions locales et les chaînes du web. Ce service public devra s'appuyer sur les supports de diffusion traditionnels comme les plus innovants et diffuser sur toute la Bretagne, Loire-Atlantique incluse. Les langues de Bretagne devront y avoir toute leur place.
Le conseil municipal de Guipavas adresse ce vœu à Madame la Ministre de la Culture et de la Communication.
(1) http://www.bretagne.fr/internet/upload/docs/application/pdf/2012-12/v_tv_vdefinitive.pdf
Dans son intervention lors du débat du 5 avril 2013, notre collègue Pierre Even a notamment déclaré:
« Vous me permettrez d’évoquer brièvement l’école que j’ai fréquentée, celle du début des années 50. La semaine de classe allait alors dulundi au samedi avec une pause le jeudi. Puis on est passé à quatrejours !
Il est évident que lundi, mardi, jeudi et vendredi c’est un peu juste.L’attention des enfants est sollicitée sur quatre jours, ce qui est tropdense chaque jour. Cela étant il y a désormais des obstacles sociétauxau rétablissement de l’école le samedi. Des habitudes ont été prisespour le weekend par une société devenue majoritairement urbaine. C’est un fait !
Le mercredi est donc la seule solution disponible. C’est donc ce jourqu’il fallait prendre, en organisant les classes de telle manière que lesenfants supportent bien le fait de se lever cinq jours d’affilée. Comment faire, c’est la question que je pose aujourd’hui.
L’organisation mise en place par la première adjointe en charge du dossier, Johanna Rolland, est adaptée à la situation. Les directionsconcernées ont prévu, dans les meilleures conditions possibles, et demanière anticipée, l’articulation entre le temps dédié à l’enseignement, les repas et les activités sportives et culturelles.
Nous pensons donc que sur ce sujet il était bon d’aller de l’avant etd’améliorer l’adaptation de l’école aux besoins des enfantsd’aujourd’hui. On peut penser que cela permettra aux enfants lesmoins favorisés de bénéficier, en même temps que les autres,d’activités culturelles et sportives dont ils sont souvent éloignés dusimple fait de la pauvreté ou des revenus modestes de leur famille. Cesactivités contribueront à développer leur personnalité et leur capacitéd’autonomie et pourraient être associées à une initiation à des languesétrangères ou régionales. Je cite le breton : plusieurs ici me reprocheraient de ne pas l’avoir fait !
Une initiation aux langues par le jeu, le théâtre, le film, d’une manièreconviviale et désinhibante .Un atout pour les citoyens et les acteurséconomiques de demain ? C’est ma deuxième question aux intervenants.
Pour conclure, tout cela s’inscrit bien dans la volonté de la majorité d'organiser les parcours éducatifs et de favoriser la réussite éducative enlien avec tous les acteurs de la communauté scolaire ! ».
Intervention de notre collègue Michel François
Monsieur le Maire, mes chers Collègues,
Le rapport qui nous est présenté sur l’utilisation de la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale est un document d’information synthétique, prévu par le CGCL, sur lequel nous n’émettrons pas de vote, puisque ses différents éléments font par ailleurs l’objet de délibérations dans le cadre notamment du budget.
Mais c’est aussi un document qui nous invite à la réflexion sur cette dotation, dont l’objectif est « de contribuer à l’amélioration des conditions de vie dans les communes urbaines confrontées à une insuffisance de leurs ressources et supportant des charges élevées ».
Ce complément externe de financement nous est donc nécessaire bien que, selon un classement publié par l’association Contribuables Associés, nous ne serions déjà pas au premier rang des communes faisant preuve de frugalité fiscale. La plus haute marche du podium, comme nous l’apprend le quotidien local qui publie ce classement, est en effet occupée avec une fierté bien compréhensible par nos collègues de Vertou.
Une comparaison entre les situations sociales et fiscales de notre commune et de Vertou m’a donc semblé de nature à éclairer les raisons de ce classement flatteur.
Je vais, si vous me le permettez, vous rendre compte de ce que j’ai appris des fascicules communaux publiés par l’INSEE, dont la plus récente livraison remonte déjà à quelques années et fournit des chiffres de 2008 et 2009, un décalage qui, vous le verrez, ne peut pas exagérément perturber les tendances fortes qui s’en dégagent.
(voir tableau joint + commentaires oraux)
Ces chiffres nous décrivent deux communes proches par l’étendue (37 et 30 km² ) mais dont les profils sociaux et fiscaux sont très différents.
La densité urbaine, la composition et des ménages, la nature, la taille et le statut d’occupation des logements, la place du logement social, le revenu fiscal moyen, tout fait de Saint-Herblain une commune où il existe de forts besoins de prise en charge collective en de nombreux domaines : les gardes d’enfant, l’accueil périscolaire, les loisirs de proximité, l’animation des quartiers, le sport, les vacances scolaires, etc, qui ne doivent pas être assurés – bien au contraire – au détriment d’une vie associative et culturelle à la diversité et à la qualité de laquelle nous tenons comme à d’autres éléments fondamentaux de la dignité des femmes et des hommes qui nous ont confié une part de leur destin.
Le classement que j’évoquais tout à l’heure est, on le voit ainsi clairement, influencé par deux facteurs essentiels :
. le premier est constitué par les dépenses imposées ou choisies sans la connaissance desquelles le rapprochement des montants d’impôts demandés par les collectivités débouchent sur des différences inexplicables,
. le second, particulièrement important dans le cas qui nous, occupe, est qu’une commune dont les habitants ont des ressources sensiblement supérieures à la moyenne, est dans la position avantageuse de pouvoir bénéficier d’une plus grande proportion de contributions fiscales de niveau moyen ou élevé, dont le montant total suffit à alimenter le budget de la collectivité, mais dont la répartition entre les citoyens contributeurs effectifs aboutit à des impositions individuelles individuelles plus basses que celles d’une commune moins aisée.
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Saint-Herblain |
Vertou |
Indice V/StH |
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Densité moyenne |
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1968 |
585 |
339 |
0,58 |
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2009 |
1 436 |
598 |
0,42 |
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Taux de natalité |
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1968 |
27 |
17 |
0,63 |
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2009 |
14 |
8,9 |
0,64 |
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Taux de mortalité |
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1968 |
4,9 |
9,4 |
1,92 |
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2009 |
6,1 |
7,3 |
1,20 |
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Ménages 1 personne |
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1999 |
27,6 |
18,6 |
0,67 |
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2009 |
34 |
23,6 |
0,69 |
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Familles monoparentales |
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1999 |
10,2 |
5,6 |
0,55 |
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2009 |
10 |
6,9 |
0,69 |
|
Taux de chômage |
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1999 |
14,2 |
8,1 |
0,57 |
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2008 |
10,7 |
6,7 |
0,63 |
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Foyers imposables IR 2009 |
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% |
57,5 |
65 |
1,13 |
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Revenu moyen déclarés |
31 347 |
41 405 |
1,32 |
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Types et statut de logement |
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Maisons |
42,5 |
86,7 |
2,04 |
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Appartements |
56,5 |
12,8 |
0,23 |
|
Nb moyen de pièces |
3,9 |
4,5 |
1,15 |
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Propriétaire |
59,2 |
79,5 |
1,34 |
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Locataire |
39,4 |
19,2 |
0,49 |
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dont HLM loué vide |
24,2 |
4,3 |
0,18 |
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Véhicules |
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1 voiture ou plus |
84,8 |
91,4 |
1,08 |
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dont 2 voitures ou plus |
30,8 |
47,6 |
1,55 |
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Le Maire de Nantes Patrick Rimbert a signé la charte "Ya d’ar Brezhoneg" le 6 avril 2013, en même temps que Lena Louarn, Présidente de l’Office de la Langue Bretonne.
Cette signature a eu lieu en présence de Jean-Louis Jossic, adjoint au maire à la culture entouré de deux de ses conseillers délégués : Louisette Guibert et Octave Cestor, de notre collègue Pierre Even, conseiller municipal UDB, ainsi que de Stéphane Junique, adjoint au patrimoine.
Cette signature fait suite au vote intervenu au Conseil Municipal le 27 janvier 2012.
Nantes est devenue un des poids lourds de la langue bretonne, a estimé Lena Louarn, avec ses 478 élèves répartis dans 6 établissement.
S’agissant de l’enseignement public bilingue "Div Yezh", l’ouverture d’un second site aux Batignoles a renforcé celui des Marsauderies.
Cette signature est l’aboutissement d’un travail de longue haleine des élus, dont Pierre Even, et des associations.
Par cette signature la ville s’engage, en plus de développer l’enseignement bilingue, à compléter la signalisation déjà étoffée des entrées de ville, à renforcer la place du breton dans les bibliothèques et à signaler la possibilité de se marier en breton.
Louisette Guibert, Patrick Rimbert, Pierre Even, Jean-Louis Jossic, Léna Louarn,
lors de la signature de la charte Ya d'ar brezhoneg ! pour Nantes le 6 avril 2013
Alors que la crise fait sentir ses effets à Rennes et en Bretagne, cela a été noté dans la présentation de ce rapport, le fait même que nous soyons ici, ce soir, en train de discuter des orientations stratégiques à définir pour notre territoire, est un signe fort : oui, nous pensons que la puissance publique peut et doit orienter l'économie en fonction de l'intérêt général!
C'est donc avec satisfaction que nous constatons que les orientations stratégiques proposées sont inscrites dès la deuxième page dans un contexte régional, et appelées à être mises en œuvre en coopération avec la région. Nous le répétons depuis longtemps, la nécessité d'inscrire les politiques métropolitaines dans des schémas d'aménagement régionaux est pour nous une évidence, que nous aimerions d'ailleurs voir inscrite dans la future loi de décentralisation.
Ce souci d'allier la stimulation de l'activité à la soutenabilité de l'économie se retrouve aussi dans les priorités dégagées : éco-construction et rénovation, gestion écologique de l'eau, santé, alimentation, créativité numérique. C'est ainsi que nous parviendrons à créer le renouveau industriel dont notre région et notre territoire ont besoin.
Un développement réellement soutenable ne peut être fondé sur la compétition avec d'autres territoires mais doit être le fruit d'un processus endogène.
C'est bien parce que nous voulons que l'ensemble des acteurs économiques forment un système local cohérent, plutôt qu'une juxtaposition de sièges d'entreprises internationalisées que nous approuvons l'inscription des enjeux universitaires parmi ces orientations stratégiques. Oui, nous avons besoin d'une université forte et créative. Pour cela, il est nécessaire de garantir aux chercheurs et aux étudiants de bonnes conditions de travail. Est-il normal qu'un maître de conférence soit payé une fois et demie le SMIC? Qu'un tirage au sort aux examens soit instauré à Rennes II en raison de la saturation du campus? Que la Loi d'Autonomie des Universités aboutisse en réalité à une mise sous tutelle des établissements, comme à Rennes 1 ? On le voit bien, les pratiques concurentielles fragilisent les établissements. Sur le terrain, ce dont ont besoin les universitaires ce n'est pas forcément de briller au classement de Shangaï, ce n'est pas forcément de se regrouper dans quelques fac-usines, mais de sérénité, de liberté et de coopération. Nous soutenons la création de la Cité Internationale mais quel est l'intérêt d'attirer toujours plus d'étudiants à Rennes si le prix à payer en était une dégradation des conditions d'études? Il faut assumer une répartition équilibrée des lieux universitaires sur le territoire. A l'heure du numérique, la dispersion spatiale n'est pas un obstacle à la communication et à la coopération, mais reste un gage d'efficacité en permettant à tous les acteurs de travailler à échelle humaine.
Pour l'université, pour les grandes écoles, comme pour les villes, la solution aux difficultés actuelles passe par plus de coopération et par la fin d'une compétition débridée.
La crise que nous traversons n'est pas un problème conjoncturel mais une crise de société. Tenter d'en sortir en utilisant les leviers de l'économie classique est voué à l'échec. La seule alternative est la construction d'une économie territorialisée, d'une gestion territoriale comme le soulignait Gwenaëlle Hamon dans son propos. Aussi, nous nous réjouissons de constater que la plupart des mesures concrètes proposées vont dans le bon sens. Nous approuvons les orientations proposées ici.
Je vous remercie.
Eliane LECLERCQ,
Conseillère communautaire Rennes Metropole
La restructuration en cours au sein du pôle France Télévision risque de se traduire par une diminution de l'offre de programmes construits par France 3 dans les régions, alors même que la France est un pays très en retard dans ce domaine. La concentration des médias à Paris (90% des sièges sociaux) ne laisse en effet que peu de possibilités aux régions de faire ce travail d'information et de création à partir de leurs réalités locales et linguistiques, alors que la télévision reste « le média privilégié de 80% des Français pour se tenir au courant de l'actualité nationale et internationale ».
Pourtant la Bretagne dispose d'une grande variété de média audiovisuels, donc d'un vivier de savoir-faire reconnus, mais pas d'un média qui diffuse l'actualité régionale sur la Bretagne entière, ni d'un média diffusant en continu. En Bretagne, les taux d'audience des programmes régionaux témoignent que la demande d'un réel service public régional de télévision est très forte.
Consciente, semble-t-il, de la singularité bretonne, la direction de France 3 a fait connaître sa disponibilité pour faire évoluer son offre en Bretagne en se référant à Via Stella, chaîne publique corse du réseau de France Télévision. Pour leur part les salariés de France 3 Bretagne ont pris position très fortement pour une telle avancée.
Le Conseil Régional de Bretagne vient de voter un vœu à l’unanimité allant dans le sens de l'ouverture de discussions entre la Région, la direction de France Télévision et le Gouvernement. 24 parlementaires des cinq départements bretons viennent d’adresser un courrier à Mme Filippeti, Ministre de la culture et de la communication demandant une télévision publique régionale.
Le Conseil Communautaire du Pays de Quimperlé demande à son tour pour la Bretagne un service public audiovisuel ouvert à tous les acteurs professionnels de Bretagne, regroupant télévision (France 3, les télés locales, Breizhoweb..), radios, internet. Ce service public devra s'appuyer sur les supports de diffusion traditionnels comme les plus innovants et diffuser sur toute la Bretagne (Loire-Atlantique incluse). Les langues de Bretagne devront avoir toute leur place. Pour être effectif, ce service audiovisuel public régional devra s'accompagner du transfert d'une part de la redevance versée par les Bretons.
A l'heure du double débat sur la réorganisation de France 3 et la future loi de décentralisation, consacrant le droit à l'expérimentation différenciée, une opportunité historique s'offre à la Bretagne de disposer enfin du média audio-visuel que son histoire, son identité et sa demande justifient. C'est une question de volonté politique. Il s'agit aujourd'hui de bâtir le projet audio-visuel de la Bretagne du XXIème siècle.
Isabelle Moign
Ouest-France du 28
février 2013
En tant que déléguée communautaire à Pontivy Communauté et élue pontivienne fortement impliquée dans les engagements de l’Agenda 21, j’attire l’attention de l’assemblée sur la difficulté d’avoir à prendre position sur un document global qui semble considérer comme acquis la création d’un 2ème four sur notre site d’exploitation.
On nous présente cette évolution comme allant de soi, or il me semble qu’une
telle décision devrait reposer sur l’étude préalable de plusieurs scenarios, dont celui qui semblait prévaloir au Sittommi jusqu’à présent, à savoir la modernisation du site pour atteindre la
capacité de 33 000 tonnes d’ordures ménagères, comme nous y autorise la règlementation.
Le scénario unique sur lequel nous sommes amenés à donner ce soir un avis, selon l’ordre du jour, implique un changement important des missions de notre syndicat intercommunal : traiter des déchets autres que ménagers entrainant une augmentation conséquente de la capacité d’incinération du site de 33 000 à 66 000 tonnes. Est-ce cela que nous voulons vraiment, au nom de quelle priorité ?
C’est pourquoi sans nier l’ambition présentée dans ce PDND, ni la nécessité de réfléchir à la filière de retraitement des déchets non ménagers, il me semble prématuré et non cohérent de nous exprimer en tant que représentants de nos assemblées respectives, sans expression du conseil communautaire sur ce dossier, sauf à rappeler l’impact sur les populations d’un 2ème four pour traiter de surcroît des déchets dont nul ne semble enclin à ce jour, à nous préciser la nature, l’origine et le tonnage.
Pour toutes ces raisons, nous vous demandons Monsieur le président, ainsi qu’à l’assemblée, le report de ce vote.
Nous demandons aussi que les communes directement concernées par cet hypothétique projet puissent également donner leur avis.
Nous demandons enfin que le SITTOMMI présente l’étude du scénario permettant de conserver un seul four sur le site en intégrant dans sa stratégie de façon prioritaire les évolutions que nous devons encourager par ailleurs, à savoir réduire la production à la source des déchets non recyclables.
Jeudi soir, le Syndicat intercommunal pour le transfert et le traitement des ordures ménagères du Morbihan intérieur (Sittom-Mi), qui réunit 101 communes, s'est plié à l'exercice.
Les discussions ont très vite pris une tournure politique. La section locale du Parti socialiste s'était en effet chargée d'allumer la mèche, samedi, en dénonçant « la création d'un 2e four à l'usine d'incinération », envisagée dans le cadre du plan (voir Ouest-France du lundi 25).
Il y a quelques semaines, le Sittom-Mi envisageait dans l'une de ses délibérations « le traitement des ordures ménagères résiduelles et encombrants de déchèteries, avec comme schéma possible l'augmentation du potentiel de valorisation énergétique de Pontivy, en construisant si besoin un 2e four ».
Une hypothèse, et rien de plus, a souligné le président, Grégoire Super.« Le vrai enjeu aujourd'hui est de nous prononcer sur le Plan. Je regrette que certains mettent de l'huile sur le feu, alors que le four n'est pas d'actualité. Le Sittom-Mi n'est pas une assemblée politique ».
Une enquête publique DL;cette année
Un argument qui a fait bondir Françoise Ramel-Flageul, responsable de la fédération UDB du Morbihan. Cette dernière a demandé le report du vote.« Il est difficile d'avoir à prendre position sur un document global qui semble considérer comme acquis la création d'un 2e four »,regrette l'élue pontivyenne. « On nous présente cette évolution comme allant de soi. Or, il me semble qu'une telle décision devrait reposer sur l'étude préalable de plusieurs scénarios, dont celui qui semblait prévaloir au Sittom-Mi jusqu'à présent, à savoir la modernisation du site, pour atteindre la capacité de 33 000 tonnes ».
Samedi, le PS avait lui aussi souhaité la présentation du dossier en conseil communautaire. Un souhait qui sera finalement exaucé, le 26 mars.
« Pontivy communauté sera saisie en assemblée plénière. Les délégués communautaires pourront s'exprimer sur le sujet, comme toutes les autres collectivités l'ont fait. C'est démocratique », a annoncé Jean-Luc Oliviéro, tout en se disant « favorable au plan ». Un choix qui ne manquera pas de faire grincer les dents, à droite.
Le Sittom-Mi s'est finalement prononcé à une large majorité pour le PDND. Françoise Ramel-Flageul (UDB) et Pierre Giraldon, conseiller municipal pontivyen et délégué à l'Agenda 21, ont voté contre. Cinq élus se sont abstenus. Une enquête publique devrait être lancée, à partir d'avril. Il appartiendra ensuite au préfet de trancher.
Le réseau des bibliothèques de Brest est lauréat des Prizioù décernés par FR3, dans la catégorie « Institutions publiques ».
Ce prix qui reconnait le travail accompli, encourage les acteurs, élus et fonctionnaires territoriaux, à poursuivre la démarche et renforce la légitimité des agents bretonnants à utiliser le breton dans la vie professionnelle.
Ce succès, car c’en est un, repose sur les trois ingrédients de la réussite :
Encourager la collecte, l’étude, l’archivage et la valorisation de ces éléments patrimoniaux, oraux, écrits ou musicaux liés à la langue bretonne
Faire vivre le fonds breton, donner envie de lire et d’écrire en breton
Assurer la continuité éducative entre la crèche, l’école, la famille et la vie extrascolaire
Brest vient d’introduire le bilinguisme précoce dans ses crèches municipales, en liaison avec Div Skouarn et développe son réseau d’écoles bretonnantes et immersives. La priorité donnée par la Ville de Brest à l’éducation a amené la municipalité à répondre un une nécessité : garantir une continuité éducative entre le milieu scolaire bilingue ou immersif et l’offre culturelle adaptée afin que l’enfant vive sans rupture le passage du milieu scolaire à la vie sociale.
La bibliothèque municipale, comme lieu éducatif péri et extra-scolaire assure cette continuité éducative.
Promouvoir la modernité d’une langue d’usage
Légitimer les agents bretonnants de la Ville de Brest dans l’usage quotidien de la langue
La Ville de Brest s’est engagée, dans le cadre de la Charte « Ya d’ar Brezhoneg » à former chaque année à la langue bretonne, le personnel municipal volontaire.
Cette formation doit évidemment avoir un caractère professionnel et les agents sont encouragés à réinvestir leur apprentissage dans leur vie professionnelle.
L’un des enjeux les plus importants pour ce personnel est l’introduction du breton comme compétence professionnelle dans leur fiche de poste, ce qui est le cas de 4 agents dans le réseau des bibliothèques.
Un savoir-faire transférable
Le réseau des bibliothèques de Brest a acquis un véritable savoir-faire dans ce domaine. Ce savoir-faire a pu se développer parce que l’action n’est pas considérée comme « une expérience » sympathique, mais comme une ambition pour la Ville. La direction des bibliothèques est prête à transférer ce savoir-faire et à apporter aide et conseils aux bibliothèques de Bretagne qui le souhaiteraient.
Une action transversale et un enjeu de développement durable
Cette action se situe à l’intersection de plusieurs logiques : politique du livre et de la lecture publique, développement de l’éducation bilingue ou immersive, politique de cohésion sociale (actions intergénérationnelles), agenda 21 de la culture, développement d’une nouvelle image pour Brest qui se veut capitale occidentale de la Bretagne.
La richesse de cette action est directement corrélée à cette transversalité et sa pérennité ne peut reposer que sur son appropriation par l’ensemble des élus et services, bien au-delà de la politique culturelle de la collectivité.
Les langues régionales appartiennent certes « au patrimoine de la France », mais elles sont aussi une réalité vivante. C’est pourquoi il importe de mobiliser l’ensemble des programmes et des politiques publiques.
Conclusion
La disposition introduite dans la Constitution à l’occasion de la réforme constitutionnelle du 21 juillet 2008, au titre de l’article 75‐1, stipule que les langues régionales appartiennent désormais « au patrimoine de la France ».
On est en droit de regretter que cette disposition figure dans le titre XII Des collectivités territoriales, comme si les langues régionales ne concernaient pas la Nation tout entière mais étaient placées, chacune pour ce qui la concerne, sous la protection des collectivités sur le territoire desquelles elles sont pratiquées.
On peut regretter par ailleurs que cette reconnaissance semble se limiter à la dimension patrimoniale des langues régionales, comme s’il ne s’agissait pas d’outils vivants, au service de la création contemporaine.
La démarche introduite à la bibliothèque municipale de Brest montre que la Ville de Brest ne se contente pas de reconnaitre l’intérêt patrimonial de la langue bretonne, mais reconnait son intérêt social, culturel, éducatif.
Face à la disparition progressive des locuteurs naturels, l’enjeu prioritaire est d’inverser cette tendance au travers de trois vecteurs fondamentaux : la transmission, la socialisation et la structuration des politiques publiques.
Enrayer le déclin de langues en danger suppose d’abord que l’on travaille à les rendre visibles et audibles, c’est enclencher une dynamique positive, un « cercle vertueux », tant il est vrai que la pratique d’une langue ne se décrète pas.
Nelly
Plescop : en route pour le niveau 3 de Ya d’ar brezhoneg
Le 25 janvier 2013, Mme Louarn, Présidente de l’Office Public de la Langue Bretonne et Vice-présidente du Conseil régional en charge des langues de Bretagne a remis à Mme Nelly Fruchard,
maire de Plescop, le label de niveau 2 de la charte Ya d’ar Brezhoneg. La commune de Plescop a signé en même temps son engagement pour le niveau 3 de la charte.
C’est en 2005 que la commune de Plescop a signé la charte Ya d’ar brezhoneg et dès 2006 la commune recevait le label de niveau 1.
En l’espace de 8 ans, la commune a réalisé un grand nombre d’actions en faveur de la langue bretonne qui la place parmi les 2 premières communes de Bretagne ayant accompli le plus d’actions dans
le cadre de la charte « Ya d’ar brezhoneg ».
Avec 4 actions supplémentaires choisies pour le niveau 3, la commune de Plescop vise la réalisation de 36 actions. Quand on sait que la charte de l’Office Public en propose 40, la présidente de
l’OPLB ne pouvait que féliciter la mairie pour son engagement.
Une des dernières actions réalisées par la commune est la mise en place d’une signalétique bilingue à l’extérieur et à l’intérieur de la mairie. Tous les panneaux sont bilingues. Un exemple pour
toutes les mairies qui décideraient de s’engager dans la même voie.
Au cours de la cérémonie, il a été fait mention d’un projet qui est soutenu par la mairie de Plescop : l’ouverture d’une école Diwan sur la commune.
Pleskob : war-zu live 3 Ya d’ar brezhoneg
D’ar 25 a viz Genver 2013 eo bet roet al label live 2 gant an it.Louarn, prezidantez Ofis Publik ar Brezhoneg ha Besprezidantez Kuzul-rannvro Breizh, d’an it. Nelly Fruchard, maerez
Pleskob, dirak un daou-ugent bennak a dud pedet gant an Ti-kêr. War un dro eo bet sinet gant kumun Pleskob hec’h engouestl da dizhout live 3 ar garta.
E 2005 e oa bet sinet ar garta Ya d’ar brezhoneg gant kumun Pleskob ha kerkent ha 2006 e reseve ar gumun al label 1. E korf 8 vloaz he deus kaset da benn un toullad mat a oberoù evit ar
brezhoneg, kement hag en em gav Ti-kêr Pleskob e-touez an 2 gumun o deus graet ar muiañ gant ar garta Ya d’ar brezhoneg e Breizh a-bezh.
Gant ar 4 ober nevez dibabet evit al live 3 ez eo 36 ober a vo bet kaset da benn gant ar gumun. Pa ouzer e vez kinniget 40 ober gant karta an Ofis Publik, ne c’helle prezidantez OPAB nemet reiñ
he gourc’hemennoù a wir galon d’an Ti-kêr.
Unan eus an oberoù diwezhañ kaset da benn gant Kumun Pleskob eo ar panellerezh diavaez ha diabarzh eus an ti-kêr. Pep tra a zo bet lakaet en div yezh. Ur skouer vat evit holl an Tiez-kêr all o
defe c’hoant da vont gant an hent-se.
E-kerzh al lid ez eus bet komzet ivez ag ur raktres hag a zo sikouret gant Ti-kêr Pleskob : digoradur ur skol Diwan er gumun.