Interventions de nos élus au conseil municipal de Lorient du 15/05/2007:

Publié le par Association des élus progressistes bretons



A propos du Commerce Equitable:

Laurence Chevrel:


L’association INGALAN contribue par cette manifestation à positionner le pays de Lorient sur les enjeux du commerce équitable.

Pour donner à cette subvention une véritable cohérence politique, le groupe UDB souhaite que la dimension équitable soit concrètement présente dans la politique de la municipalité en matière d’achat. En particulier dans le cadre des actions qui touchent directement la population et les relais d’opinions.

Ainsi, l’intégration de produits issus du commerce équitable dans les réceptions de la ville nous semblerait une suite logique à cette subvention.

Le Conseil Régional a entrepris un travail dans ce domaine qui peut nous aider dans cette réflexion.

A propos du CUCS (contrat urbain de cohésion sociale):

Pierre-Yves Burban:

Le CUCS présenté ici est un cadre administratif pour permettre un financement d’actions très variées. Elles sont en réalité portées par l’Etat, la Ville,ou des associations, et témoignent de la volonté des acteurs de travailler en commun à la structuration du « vivre ensemble à Lorient ».

Les problématiques particulières des quartiers concernés justifient les efforts de rapprochement des services au public dans le cadre d ‘actions spécifiques.

Parce que toute politique se doit d’être interrogée régulièrement, nous souhaitons pour l’avenir que l’ensemble du conseil municipal soit associé au processus nécessaire d’évaluation. Les sommes en jeu et les besoins des habitants justifient que l’on vérifie collectivement l’efficacité du dispositif, au besoin, indépendamment des critères de l’Etat.

Enfin, nous rappelons que ce document ne recense qu’une partie de la politique sociale de la ville, indépendamment de ce qui relève de la politique d’accès à la culture ou au CCAS. Surtout, il convient de dire que la réduction des inégalités sociales sur le territoire de la ville passe par le renforcement de la présence d’activités salariées au sein des quartiers de Kervénanec et Bois du Château.

La ville doit  donc insister sur la diversification des fonctions de ces quartiers.  Nous savons que c’est un des enjeux inscrits dans l’O.R.U en cours, et le groupe UDB sait que la réussite du CUCS passe par la réussite de cet axe majeur de la rénovation de Kervénanec.

A propos de Natura 2000:

Yann Syz:

Il est étonnant de constater les coups d’accordéon temporel donnés par l’Etat sur ce dossier Natura 2000 maritime. Pendant plusieurs mois, rien n’avançait, et dans la perspective de la présidence française de l’Europe, on se précipite !

Nous voyons d’ailleurs que l’on assiste aux  mêmes erreurs que sur le dossier de l’extraction de sable au large de Gavre : pas de concertation, pas d’analyses scientifiques sérieuses et partagées… Le paralèlle avec le dossier sable est évident quand on regarde la carte : la zone natura 2000 proposée s’étend largement vers l’ouest, pas du tout vers l’est de Groix. On comprend qu’il s’agit là de « protéger » les intérêts des projets des cimentiers.

Autant de raisons pour la ville et notre groupe de voter cet avis défavorable.

A propos de la carte scolaire:

Yann Syz:

Je souscris aux propos de Loic Champagnat sur le contexte général de l’éducation nationale, je passerais donc sur ce que je devais évoquer sur ce point. Je concentrerais mon propos sur notre article 2 qui évoque la situation de la filière bilingue de Merville.

A ce sujet je me demande quel cas est fait du suffrage universel par certaines administrations de l’Etat. Nous sommes dans un contexte où viennent de se tenir deux débats au parlement lors desquels des députés et sénateurs bretons ont défendu le soutien aux langues régionales. Mais le gouvernement leur a opposée une fin de non recevoir à ces parlementaires de tous bords politiques.

Dans le même temps, le conseil régional écrit au Premier Ministre François Fillon pour demander le droit à l’expérimentation quant à l’enseignement des langues de Bretagne.

Enfin, il y a un an dans cette même enceinte nous demandions déjà la continuité de l’enseignement bilingue à Merville, sans que l’IA n’écoute le propos.

Certes l’éducation nationale se targuera de quelques ouvertures ici ou là, mais en réalité il s’agit en l’occurrence d’un rattrapage de situations qui auraient pu être résolues il y a un an. Si les choses restent en l’état, l’administration se félicitera de l’ouverture probable à terme de cette classe dans plusieurs mois ou années, alors qu’en réalité ce sera du temps que cette administration aura perdu, en contradiction avec l’expression des élus de Bretagne.

A propos des travaux du stade du Moustoir:

Annick Lecuyer:


Par le vote de ce document, la ville de Lorient va enfin pouvoir doter le Moustoir d’une véritable quatrième tribune. Cela permettra de renforcer les retombées positives pour l’économie de la ville, du dynamisme de FCL et du FIL (ou d’autres manifestations sportives ou culturelles éventuelles) tout en amenant une cohérence urbanistique  entre le théatre et la piscine. C’est pourquoi nous, groupe udb, voterons sans complexe ce document.

Cependant, nous tenons à rappeler pour l’avenir que  lorsque contrairement à ce dossier, des travaux sont demandés de manière unilatérale par le monde du football en fonction de ses intérêts spécifiques, il faudra obtenir une participation financière du Club ou de la ligue.

Il est d’ailleurs évident qu’il est de l’intérêt même du FCL que celui-ci se dote d’une stratégie d’ordre immobilière ou foncière, en vue de sa consolidation. Un club de foot de ligue est une entreprise qui n’a pas à être dépendante de ressources fluctuantes et volatiles.

Le bordereau suivant (terrain annexe d’entrainement) fait d’ailleurs clairement appel à une participation du club. C’est dans cette voie qu’il faut aller après  que la ville s’engage lourdement pour le nombre de places assises.

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