L’AEPB se joint aux élus de la municipalité de Lorient qui se sont justement inquiétés de la situation de la filière bilingue du groupe scolaire de Merville.

Publié le par Association des élus progressistes de Bretagne

En effet, les prévisions d'effectif portées à la connaissance des élus par l'inspection du Morbihan sont de 51 élèves, mais aucune création de poste d'enseignant n'est prévue en conséquence.

 

Nous savons que l'Education nationale n'envisage pas de placer 51 élèves dans une seule classe. Ce chiffre traduit en fait deux problèmes. D'abord l'absence de continuité dans l' enseignement élémentaire, à laquelle l'autre école bilingue publique de cette ville (Nouvelle-Ville) ne peut plus pallier du fait de l'évolution positive de ses propres effectifs.

D'autre part la hausse de la demande parentale en maternelle, au delà des effectifs moyens d'une classe.

 

Cette situation traduit une hausse de la demande sociale d'enseignement bilingue et une évolution de cette demande vers des structures de proximité en milieu urbain.

 

Nous nous joignons donc à nos collègues PS,PC,VERTS et UDB élus de Lorient pour demander à l'Inspection du Morbihan de répondre à cette situation .

Si rien n'est fait, devrons nous en déduire que l'Etat envisage un numerus clausus pour les classes bilingues breton français ? Si oui, sur la base d'un tirage au sort ou d'un concours de sélection en petite section ?

 

Au-delà de la boutade, il appartient à l'Education nationale de rassurer très vite élus et parents d'élèves, et de montrer que le service public d' éducation a la volonté de répondre à la demande émanant de la société bretonne. Dans le cas précis de l'école Merville, il s'agit simplement de créer un poste nouveau, pour que les élèves de cycle 1 et de cycle 2 dispose chacun d'un enseignant.

 

Georges Cadiou

Président de l' AEPB

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