Ex Clémenceau : le manque de réactivité de l’Etat pénalise Brest et creuse l’écart avec les pays qui savent s’adapter

Publié le par Association des élus progressistes de Bretagne

L'Etat, propriétaire de la coque Q 790- ex Clémenceau, avait la responsabilité de la déconstruire à Brest, dans ses infrastructures.

Le groupe des élues UDB constate que toutes les options pour que ce chantier profite à Brest n'ont pas été sérieusement étudiées, en particulier celle d'un découpage à flot.

Après avoir gaspillé les deniers publics dans un périple rocambolesque et menti sur le désamiantage de la coque, l'Etat accorde le marché à un chantier britannique, renonçant à favoriser en France la création d'une filière de déconstruction, économiquement rentable dans les conditions actuelles du cours des métaux, et « noble » au sens moderne du terme, c'est-à-dire contribuant au respect de l'environnement. L'absence de réactivité de l'Etat français bénéficie aux opérateurs qui ont compris l'intérêt à capter le flux des navires étatiques qui seront à démanteler en Europe dans les prochaines années.

Les élues UDB remarquent cependant que l'ex Clémenceau sera déconstruit dans un chantier de proximité, donc contrôlable, dans les règles sociales, sanitaires et environnementales de l'Union Européenne. Par conséquent, l'Etat a le devoir d'assumer son choix en exigeant de l'opérateur le respect absolu de ces normes.

Pour les élues UDB, il revient maintenant à Bruxelles de rendre obligatoire pour les navires militaires le « passeport vert » prôné par l'OMI (Organisation Maritime Internationale), d'encourager les chantiers exemplaires par un label de qualité, de piloter une concertation européenne pour la mutualisation des appels d'offres relatifs au démantèlement des navires étatiques. La prochaine présence à Brest de Ministres européens sera l'occasion de le rappeler et les élues UDB n'y manqueront pas.

Anne-Marie Kervern, adjointe au Maire de Brest

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