Brest le 30/12/2008 : Rassemblement à l’appel de France Palestine

Publié le par Association des élus progressistes de Bretagne

Intervention d'Anne-Marie Kervern, adjointe au maire

 Avec tous ceux qui sont ici ce soir, à titre politique, associatif ou privé, nous condamnons fermement les attaques meurtrières sur Gaza et appelons les Brestois à se mobiliser contre un risque de généralisation du conflit israélo-palestinien.

L'armée israélienne en bombardant des populations civiles, vient de commettre un crime de guerre, au sens que donne à ce mot la 4ème convention de Genève. L'objectif avancé pour justifier cette offensive est l'éradication du Hamas et du terrorisme qui menace la population israélienne.

Ce matin, Leila Chahid dénonçait la totale inefficacité de cette charge meurtrière dont l'effet immédiat est de solidariser la population de Gaza avec le Hamas et qui ne peut qu'entraîner une escalade de la violence.

N'oublions pas que cette guerre se déroule dans le cadre d'un processus électoral en Israël et qu'elle joue un rôle inavoué de politique interne au profit du pouvoir en place.

Mais, des activistes de la paix, qui ne soutiennent pas cette politique, il y en a de part et d'autre du mur, et ils le manifestent. Des rassemblements de protestation ont eu lieu à Tel Aviv, Jérusalem Ouest, Haïfa, Nazareth, Arara et une dizaine d'autres villes d'Israël et de Cisjordanie.

Ces manifestants de la paix, qui ont notre soutien, réclament une autre voie. Ils savent qu'il est possible de renforcer l'accalmie, sécuriser le cesser le feu, lever le siège, échanger des prisonniers dont Gilad Shalit, mettre fin au blocus et à l'extrême souffrance d'un million et demi de personnes, proposer une solution politique. Oui, c'est possible et c'est cette réalité qui est tragique.

Nous voulons, ce soir, réaffirmer qu'à l'origine de cette tragédie, il y a une violence inacceptable qui perdure : celle de l'état de siège avec son cortège de coupures d'eau et d'électricité, sa pénurie chronique de produits de première nécessité, le chômage de la moitié de la population, le mépris des résolutions de l'ONU et du droit international.

Les autorités françaises et européennes, encore présidées par Nicolas Sarkozy, doivent exiger l'arrêt des opérations militaires, la levée du blocus, le retour aux négociations.

En 2009, nous aurons des élections européennes. Mais quelle Europe voulons-nous ?

L'Europe que nous voulons n'est pas celle qui prolonge un accord d'association indigne avec Israël, mais une Europe qui a le courage de suspendre cet accord, comme l'avait demandé le Parlement européen, il y a quelques années, tant qu'Israël ne s'engage pas clairement à appliquer les résolutions des Nations Unies, à se retirer des territoires occupés, à mettre fin à la colonisation de la terre et de l'eau, à démanteler le mur d'apartheid.

Oui, nous voulons la sécurité pour tous, Israéliens et Palestiniens. Celle-ci exige d'abord la justice pour tous et le respect du droit.

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Gael 05/01/2009 15:37

Excellent discours Anne-Marie!

Gael.