L’HEURE A SONNE

Publié le par Association des élus progressistes de Bretagne

Cela fait longtemps maintenant que je milite pour le rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne.


Je suis née à Chantenay, quartier de Nantes où se retrouvaient les Bretons de Basse-Bretagne qui venaient chercher du travail à la « grande ville », comme mes grands-parents l'ont fait.

J'ai vécu 22 ans dans ce quartier où l'on entendait parler Breton, où l'on racontait la vie et les histoires du pays que l'on avait quitté, où on était fier d'être Breton.


Et quand je sillonnais les rues de Nantes, enfant ou étudiante, je ne me sentais pas « étrangère » dans ma ville. J'y voyais pavoiser les hermines de Bretagne sur le drapeau nantais, le château des Ducs de Bretagne me faisait rêver, on lisait le nom de la Bretagne un peu partout (banques, entreprises, affiches...), on écoutait Stivell, les Nantais Servat et Tri Yann, on ne ratait pas un fest-noz (et il y en avait...même plus que partout ailleurs !), on apprenait le Breton au lycée, en fac...


Et quand j'allais me balader autour de la « grande ville », je traversais des communes dont le nom confortait ce que jamais je ne remettais en cause, le fait de vivre en Bretagne : Faye de Bretagne, Ste Reine de Bretagne, Montoir de Bretagne, Le Pouliguen, Batz, Guérande...

Bref, j'étais, on était pleinement conscient d'être Bretons. Et même les Nantais venus des autres départements des Pays de Loire reconnaissaient le caractère breton de la ville et de ses alentours. Mais ça, c'était avant le « lavage de cerveau » de ces dernières années !


Je me souviens même d'un certain Ayrault, maire de St Herblain, tout près de Nantes, qui clamait à l'époque que sa commune était bien bretonne.

Et oui, c'est cela qui est triste et grave aujourd'hui avec nos élus nationaux : ils ne sont plus menés par leurs valeurs, leurs convictions, mais par leur appartenance à un groupe politique ou par leur « objectif de carrière ».

Allons-nous les laisser, ces Ayrault, ces Auxiette nous déposséder de l'héritage légitime qui nous revient ? Allons-nous les laisser briser notre avenir au sein de la France, au sein de l'Europe ? Allons-nous les laisser rayer définitivement la Loire-Atlantique de la carte de Bretagne ?


Nous vivons un tournant exceptionnel pour notre région et il faut tout mettre en œuvre aujourd'hui pour réunir la Loire-Atlantique à la Bretagne. Car j'ai bien peur qu'on ne retrouve plus cette opportunité après.

Tout le monde sait maintenant quels sont les arguments, historique, géographique, culturel, économique...qui plaident en faveur de cette réunion.

Personne n'est dupe non plus des mauvais contre-arguments fallacieux, telle cette prétendue rivalité entre Nantes et Rennes qui empêcherait ces 2 villes de vivre ensemble en Bretagne ; ou ces 4 autres départements des Pays de Loire qui ne pourraient, parait-il, exister sans la Loire-Atlantique...


Bref, nous devons tous nous mobiliser, maintenant, si nous voulons clairement montrer à tous les « grands décideurs » qu'ils devront faire avec la volonté des citoyens, avec la volonté du peuple breton : rendez la Loire-Atlantique à la Bretagne !


Aujourd'hui, je vis en Morbihan, à Plescop, ma commune d'adoption. Plescop où je me suis si bien épanouie que j'en suis devenue Maire par la grâce, pardon, le vote de mes concitoyens.

Et en tant qu'élue, parce que je crois que cela fait partie de ma responsabilité d'élue du peuple, je continue à militer : pour la langue bretonne et le gallo, pour une région Bretagne forte avec les moyens et les compétences nécessaires pour se gérer elle-même, pour le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. Car tous les arguments, tous, convergent vers ces retrouvailles indispensables, essentielles à un véritable avenir pour la région Bretagne en France, en Europe et dans le Monde.


Neuze, Bretoned, betek an trec'h !


Nelly Fruchard

1ere vice-présidente de l'AEPB

Maire de Plescop

Vice-présidente de l'Association des Maires du Morbihan

Publié dans Réunification

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