De Saint-Nazaire à Carhaix, soutien aux libertés fondamentales

Publié le par Association des élus progressistes de Bretagne

Vœu adopté par l'AEPB, lors de sa réunion du samedi 21 mars 2009 de Lorient.


Le 16 mars dernier, 23 personnes, dont quatre élus, ont été convoquées pour être entendues par la police ou la gendarmerie. Ces convocations, à l'initiative des parquets de Quimper et Morlaix, faisaient suite aux manifestations de défense de l'hôpital public de Carhaix du printemps 2008. Quatre personnes, dont un élu, ont été maintenues en garde à vue.

Le 12 mars, le Tribunal de Quimper relaxait les six Carhaisiens poursuivis à la suite d'une manifestation de défense de l'hôpital public de Carhaix.


Le 10 mars, le Tribunal de Saint-Nazaire condamnait, après dix minutes de délibération seulement, les personnes mises en examen, suite à des manifestations, à des peines quatre fois supérieures au réquisitoire.

Ces derniers mois, de nombreux cas similaires se sont multipliés en France. Ils traduisent clairement une volonté d'intimidation et de répression des mouvements sociaux. Ils constituent une grave menace pour la démocratie.


Or, que reste t-il au peuple pour faire entendre sa voix, face à un gouvernement qui ne veut pas entendre les inquiétudes sociales, la colère face aux licenciements, aux injustices, aux demandes de solidarité ?


En conséquence, les membres de l'Association des élus progressistes de Bretagne, réunis à Lorient, le 21 mars 2009 :


- demandent le respect des moyens légaux de l'expression citoyenne que sont le droit de grève et le droit de manifestation,


- demandent que cessent les pratiques d'intimidation et de répression de l'expression citoyenne,


- demandent l'arrêt des poursuites contre les personnes ayant manifesté pour la défense de l'hôpital public de Carhaix.

Publié dans Divers

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