L’artificialisation accrue du territoire

Publié le par Association des élus progressistes de Bretagne

L’artificialisation du territoire est la conséquence de l’urbanisation et de l’expansion des infrastructures.

Ce phénomène ne cesse de croître : 60 000 ha sont grignotés chaque année, en France, par les zones artificielles; il touche essentiellement les zones agricoles et naturelles en périphérie des zones urbaines en pleine expansion. A noter que le littoral métropolitain est 2,7 fois plus artificialisé que l’ensemble du territoire.

Ainsi, les zones artificialisées représentaient en 2004 8,3% du territoire métropolitain. Entre 1994 et 2004, elles ont progressé de 15%, alors que dans le même temps, la population n'a augmenté que de 5%.  

De voix s’élèvent contre ce phénomène. La Société des Géographes de Bretagne soulignait récemment l’ampleur du problème. En effet, en 2007, la Bretagne a consommé 7000 ha de terres cultivables pour l’urbanisation, soit 2 fois plus qu’en France et 5 fois plus qu’en Allemagne (chiffres ramenés en moyenne par rapport au nombre d’habitants). De même les professionnels du monde agricole tirent la sonnette d’alarme. Lors d’un colloque sur ce thème organisé par la chambre d’agriculture d’Ille & Vilaine, le président de Bretagne prospective, Jean Ollivro, soulignait le potentiel économique énorme des terres agricoles qui dégagent en moyenne 3500 € de produit à l’hectare.

Qu’en est-il à Saint-Malo ? Tout d’abord c’est une ville qui, historiquement, est peu densifiée. De plus, même si le PLU (mars 2006) fait de l’équilibre entre un développement urbain maitrisé et la préservation de l’espace rural une de ses priorités, il n’en demeure pas moins qu’il prévoit l’augmentation de 164,7 ha de la surface urbanisée. Le cumul des surfaces urbanisées, à urbaniser et secteurs de plan masse atteint 2026,6 ha soit 54% de la superficie totale de la commune.

Cependant, la poursuite de l’étalement urbain n’a pas empêché la diminution de 1038 habitants entre les recensements de 1999 et 2006, la population passant sous la barre des 50 000 habitants (49 661). Parallèlement, le nombre de résidences principales a augmenté de 684 unités alors que celui des résidences secondaires a cru de 824 ce qui est un mauvais signe pour le dynamisme démographique et économique de la ville.

Joël Martini UDB (Union Démocratique Bretonne)

Publié dans Environnement

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Gael 14/09/2009 18:01

Bravo pour ce petit texte! C'est un sujet majeur en Bretagne.

Gael
membre de l'association des géographes de Bretagne!