"Alter Noz". Encourager la fête et limiter les débordements.

Publié le par Association des élus progressistes de Bretagne

 560511_p_1.jpg«La jeunesse n'est pas un problème. C'est une ressource, une chance, une force pour la ville», plaide le maire Norbert Métairie. Il est donc nécessaire d'encourager, de soutenir cette catégorie d'âge qui représente 12% de la population totale (soit 9.000 Lorientais âgés de 15 à 24 ans). 

Faciliter la cohabitation avec les riverains

Même s'il faut parfois canaliser cette énergie débordante au nom de la tranquillité publique, tout particulièrement les soirs de fin de semaine. La charte de la vie nocturne, «Alter noz» qui doit être signée le 8décembre, vise à faciliter la cohabitation entre des noctambules parfois bruyants et des riverains au sommeil léger. «Il s'agit de conserver l'esprit de fête en l'encadrant si nécessaire», résume Yann Syz, adjoint au maire en charge de la prévention des conduites addictives. Cette charte est l'aboutissement d'une étude menée par des sociologues et des éducateurs de rue durant de longs mois. «Ils ont d'abord effectué des observations sur le terrain puis ils ont rencontré les acteurs concernés: les professionnels de la nuit, les riverains, la police, les associations d'étudiants», précise Yann Syz.

Une équipe de médiation

La charte doit offrir une alternative à certaines pratiques festives. Et pour mieux faire passer les messages et aplanir certains conflits, une équipe de médiation ira à la rencontre des jeunes en goguette, à raison d'une vingtaine de soirées par an. Ce dispositif complétera celui de la police municipale mis en place les jeudis soirs. «Il travaillera, entre autres, avec certains services, comme celui des bus ou du nettoyage des rues», indique l'adjoint à la prévention des conduites addictives qui veut également associer à ce code de bonne conduite divers partenaires. Tels l'État, la région, le syndicat de l'hôtellerie-restauration, l'UBS et les établissements secondaires. «On aimerait aussi y associer la petite et grande distribution qui vend de l'alcool», confie Yann Syz qui souhaite entretenir l'esprit de la fête mais sans la gueule de bois et le verre cassé".

    
2 décembre 2011 - Le Télégramme (Lorient)

Publié dans Economique et social

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