Isabelle Moign: Pourquoi je suis contre la motion de soutien à la plainte de la Région contre France Nature Environnement ?

Publié le par Association des élus progressistes de Bretagne

Conseil communautaire du pays de Quimperlé du 30 mars 2011.

 

 

Moign-Isabelle.jpgLa présence massive des algues vertes en particulier dans les Côtes d’Armor est bien un fait indéniable et c'est bien l’agriculture productiviste qui en est la cause. Il n’y a qu’une seule solution: changer radicalement les pratiques agricoles,soutenir la filière bio et permettre à tous les agriculteurs la reconversion.

 

Les agriculteurs sont eux mêmes victimes de ce système qui les entraîne dans une impasse avec la complicité du syndicat porteur de ces pratiques. Plus grave encore, ce type d'agriculture a des conséquences sur la santé des professionnels et des citoyens (développement croissant des cancers par les pesticides).  Il y a déjà trop d’années que les pouvoirs publics n’ont pas pris les mesures qui s’imposaient et qui s’imposent plus que jamais.

 

Je le répète, ce ne sont pas les agriculteurs les coupables mais le système libéral-productiviste dont ils sont les premières victimes. Nous sommes actuellement dans l’impasse et je ne comprends que la Région ait pu porter plainte contre France Nature Environnement. Souhaitons qu'elle revienne sur cette décision !

 

Et je reprendrais la réponse de Pierre Rabhi, agriculteur, philosophe et écrivain, lors de sa venue dernièrement au salon régional du développement durable Terre, à Lorient, à la question d'un journaliste: « Est-ce que passer au 100 % bio est réaliste ? » 

Voici sa réponse : « Tout à fait ! Pourquoi cela ne serait pas réaliste ? Je suis intransigeant quand on dit que l’agriculture biologique ne peut nourrir l’humanité. C’est la seule solution, ce n’est pas le pétrole puisque c’est une denrée qui diminue et qu’il en faut beaucoup pour produire des engrais. Il faut à peu près 3 tonnes de pétrole pour produire 1 tonne d’engrais. »

 

Il y a urgence à commencer la reconversion écologique de l’agriculture.

 

 

Voir le texte du voeu ci-dessous

 

Résultat du vote : 56 pour, 1 contre

 

 

 

 

 

 

VIE COMMUNAUTAIRE

 

 

Voeu pour un débat ouvert sur l’avenir de l’agriculture

 

 

Les élus de la COCOPAQ, réunis en conseil communautaire le 24 février souhaitent réagir et exprimer leur malaise face à la récente campagne d'affichage de France Nature Environnement.

 

OUI, le modèle agricole actuel induit des problèmes environnementaux importants et des transformations sont à réaliser dans nos modes de productions agricoles.

 

OUI, il y a urgence à agir.

 

NON, les solutions ne se trouveront pas en stigmatisant uniquement les agriculteurs et le monde agricole.

Nous avons besoin de travailler ensemble, agriculteurs, acteurs politiques, économique, monde associatif et c'est uniquement ensemble que nous arriverons à transformer notre société vers des territoires durables et désirables.

Bien que nous partagions une grande partie des constats de France Nature Environnement, nous pensons que les moyens mis en œuvre dans cette campagne blessante pour le monde agricole et pénalisante pour l'activité touristique auraient pu être mieux utilisés. (Organisation d'une table ronde de travail entre agriculteur et monde associatif par exemple).

 

Les élus du Pays de Quimperlé réaffirment leurs volontés d'œuvrer pour une transition agricole allant vers des modes de productions respectueux de l'environnement, de l'économie et également des agriculteurs le plus souvent victimes d'un système et non acteurs volontaires des abus de celui ci.

 

L’assemblée délibérante est invitée à approuver ce vœu manifestant cette volonté d'œuvrer pour une transition agricole allant vers des modes de productions respectueux de l'environnement, de l'économie et également des agriculteurs le plus souvent victimes d'un système et non acteurs volontaires des abus de celui ci.

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