Journée mondiale des droits des femmes le 8 mars : l’Etat français favorise le communautarisme au détriment des femmes

Publié le par Association des élus progressistes de Bretagne

 

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Communiqué de presse
Brest, le 5 mars 2012

Journée mondiale des droits des femmes le 8 mars : l‘Etat français favorise le communautarisme au détriment des femmes

A l’occasion de la journée mondiale des droits des femmes et en tant qu’adjointe au maire de Brest chargée de l’insertion par le dialogue des cultures, je tiens à dénoncer fermement la politique de la France qui s’oppose aux droits fondamentaux des femmes immigrées. Alors que le thème de l’immigration est instrumentalisé à des fins politiciennes par ceux-là mêmes qui dirigent la France depuis des années, force est de constater que le Gouvernement français s’accroche à des conventions bilatérales iniques à l’égard des femmes issues de certains pays. Ces conventions bilatérales, en particulier avec l’Algérie et le Maroc, privent les femmes d’un statut autonome et de droits individuels, et les soumet ici, en France, au statut inégalitaire entre les sexes de leur pays d’origine.

Cette politique hypocrite de l’Etat, qui nourrit le communautarisme tout en le dénonçant, est d’autant plus condamnable que les mesures favorisant la protection des droits fondamentaux des femmes immigrées, leur accès à l’éducation, à la formation, à l’emploi, aux droits sociaux et culturels et aux services de santé contribueraient au renforcement de la cohésion sociale en France. En conséquence,

  • Je rejette toute politique favorisant l’application en France d’une loi étrangère contraire aux principes fondamentaux de la Déclaration européenne des Droits de l’Homme,
  • Je dénonce les accords bilatéraux de la France qui violent les principes fondamentaux des droits de la personne humaine, en particulier en matière de statut personnel,
  • Je réclame un cadre juridique garantissant aux femmes immigrées le droit à la détention de leur passeport et de leur titre de séjour, et permettant de poursuivre pénalement la soustraction de ces documents,
  • Je réclame le maintien du droit au séjour en cas de rupture conjugale pour les femmes étrangères subissant des violences.

Anne-Marie KERVERN
Adjointe au maire de Brest
déléguée à l’insertion par le dialogue des cultures

 

Publié dans Economique et social

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