Les nouveaux défis d’une ville qui a mûri…

Publié le par Association des élus progressistes de Bretagne

Les arrivants extérieurs qui ont fait la croissance de la population herblinoise dans les années 60 et 70 continuent d’arriver nombreux à l’âge de la retraite. De 1999 à 2009, les retraités sont passés de 19 à 27 % des plus de 15 ans.

Le taux de natalité, qui était de 28 %o autour de 1970 est stabilisé depuis 20 ans à la moitié de cette valeur. L’effectif de toutes les tranches d’âge au-dessus de 50 ans est logiquement en hausse, l’effectif de toutes les autres en baisse. La tranche des 0 – 14 ans un peu moins que les autres toutefois : Saint-Herblain n’a pas définitivement perdu sa vitalité !

Le vieillissement sur place des arrivants des années 60 et 70 est aussi à nuancer . En 2009, seuls 51,5 % des Herblinois habitaient la ville depuis dix ans ou plus : Saint-Herblain continue d’accueillir, et de voir partir…

Cette évolution a des conséquences sur les conditions de logement. On comptait en moyenne 3,8 occupants par logement en 1968, 3 en 1982 et 2,2 aujourd’hui. Or Saint-Herblain comptait déjà 40 000 habitants en 1982. Les 5 000 logements qui y ont été construits depuis ont donc moins servi à loger une population accrue qu’à répondre à la nouvelle composition des ménages. De 1999 à 2009, les personnes seules sont en effet passées de 28 à 34 % des ménages, et les ménages avec enfants ont au contraire décru de 35 à 27 % du total.

Cette évolution a aussi des conséquences lourdes – en cours et souvent à venir – sur les équipements publics : écoles, lieux et types d’accueil et de loisirs pour tous les âges, lieux de soin ou d’accompagnement social, etc.

Comme Place publique l’a aussi montré, cela nous fait de beaux enjeux pour l’avenir !

 

Le Magazine de Saint-Herblain – tribune de Michel François

Publié dans Economique et social

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