Rencontre avec Sarkozy. Le ressenti de Nelly Fruchard, présidente de l'AEPB

Publié le par Association des élus progressistes de Bretagne

Article du Télégramme du 11 mars 2011

 

http://www.letelegramme.com/local/morbihan/vannes-auray/grandchamp/plescop/rencontre-avec-sarkozy-le-ressenti-de-nelly-fruchard-11-03-2011-1232213.php

 

AEPB-2011 055

Nelly Fruchard revient sur sa rencontre avec Nicolas Sarkozy, à Josselin, mardi (Le Télégramme de mercredi), et livre son ressenti. «Le président était en campagne précantonale. Son discours a laissé les élus locaux dubitatifs et sur leur faim. Le Président nous a servi des paroles déjà entendues des dizaines de fois et n'apportant aucune réponse réconfortante». Elle avoue même: «L'ambiance était froide, mais les maires et les élus ont mis un point d'honneur à participer à cette rencontre républicaine, organisée dans l'urgence. Nous, petits maires, n'aurons sûrement pas deux fois l'occasion de parler avec le Président, et c'était important de faire passer notre message».

 

 

Langues régionales: une richesse reconnue

Aussi Nelly Fruchard ne peut rester silencieuse face à la réponse apportée par le Président à Odette Henriot, sénatrice, sur la parité homme-femme qui a crispé une partie de l'auditoire. «?Il semblerait que ce ne soit pas un sujet essentiel et que la parité ne soit plus à faire?. Je lui ai fait remarquer que même dans ce rassemblement représentatif, les femmes étaient extrêmement minoritaires». Concernant les questions sur la réunification de la Bretagne administrative et les langues régionales, si la réponse législative ne règle rien concrètement, Nelly Fruchard se félicite que Nicolas Sarkozy reconnaisse que «l'apprentissage des langues régionales ne nuit aucunement à une République unie et indivisible, et qu'elles sont une des richesses culturelles de la France».

Garderie plutôt qu'école: «des propos humiliants»

L'école maternelle pour les 2-3ans, thème cher au maire, professeur en disponibilité, est, selon le Président, «un moyen de garderie». «Il vaudrait mieux, selon Nicolas Sarkozy, développer les crèches et jardins d'éveil». «Cette position heurte profondément les enseignants qui se sentent humiliés. C'est aussi permettre à l'État de supprimer des fonctionnaires et rejeter l'implication financière sur les communes», se révolte lemaire.

Services de proximité: «Désintérêt de l'État»

Enfin, «la disparition annoncée de services publics de proximité, comme la Poste, les petits hôpitaux ou tribunaux, vitaux pour la survie des communes rurales, a été très mal perçue et ressentie comme une désaffection et un désintérêt complet de l'État pour les provinciaux non urbains. L'argument d'avoir moins de fonctionnaires à payer est un désengagement de l'État sur les petites collectivités déjà mises à mal par le gel des dotations. La réforme territoriale est vécue comme un retour en arrière, une recentralisation. Pourtant, par exemple, Jean-Yves LeDrian souhaite que le problème de l'eau en Bretagne soit géré par la Région et non depuis Paris», conclut le maire.

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