Comme à
chaque rentrée, le débat sur la carte scolaire reprend un peu de vigueur… Nous souhaitons que les solutions mises en œuvre soient suffisamment équilibrées. Sans doute doivent-elles tenir compte
de l’intérêt des communes qui ont parfois beaucoup investi pour accueillir les élèves, suite à l’application non concertée de la carte scolaire par la précédente municipalité paimpolaise. Mais
elles doivent surtout tenir compte de l’intérêt des familles et des contraintes et problèmes qu’elles rencontrent.
Car c’est bien l’enfant qui doit être au cœur du système éducatif, et pas seulement les questions de finances ou de locaux.
A cet égard, suite à la rencontre intercommunale qui a eu lieu le mardi 13 octobre, nous nous félicitons qu’une concertation s’instaure et facilite une certaine souplesse dans l’application des règles liées à la carte scolaire.
Il faut aujourd’hui aller un peu plus loin, prendre en considération certaines aspirations légitimes, et reconnaître que l’enseignement bilingue est bien un enseignement spécifique, au même titre que celui dispensé en CLIS. Sur l’ensemble du territoire de la CCPG, dans l’enseignement public, seul le site de Kérity le propose.
La langue bretonne doit (re)trouver toute sa place en Bretagne. Elle est
désormais reconnue, au même titre que les autres langues régionales, dans la Constitution. Cela doit se traduire dans les faits, y compris dans l’enseignement, même et surtout quand cela dépend
de décisions locales. Le droit fondamental des parents à choisir la (les) langue(s) de leur choix pour l’éducation de leurs enfants doit être respecté.
Nous demandons donc qu’au titre des dérogations et des « bons de sortie » signés par les maires, le choix de la langue bretonne soit également pris en compte. Elle suggère aussi, pour l’avenir, que cette question soit examinée par les élus communautaires, pourquoi pas dans le cadre d’une compétence « culture » enfin attribuée à la CCPG. A ce jour trois communes (Paimpol, Plouézec et Lanloup) du territoire communautaire ont signé la Charte Ya d’ar Brezhoneg. D’autres, nous l’espérons, s’apprêtent à leur emboîter le pas… Et, pourquoi pas, la CCPG elle-même ? Il faut bien sûr que cet engagement fort trouve une traduction concrète dans les actes.
Pierre Morvan conseiller municipal de Paimpol
Philippe Coulau adjoint au maire de Plouézec
Fañch Rebours adjoint au maire de Lanloup
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Extrait d'un article paru sur le site du Courrier des
Balkans
C’est à l’initiative de Fañch Rebours,
adjoint au maire et membre de l'AEPB, que la commune de Lanloup a voté la charte Ya d’ar brezhoneg. Celle-ci a été cosignée le 30 septembre par Mme la Maire Louise-Anne Even et M. Guillaume
Morin, de l’Agence de développement de l’Office.
La prolétarisation des masses au XIXè siècle, puis leur émancipation progressive est l’un des
phénomènes essentiels de l’histoire contemporaine de l’ Europe.
En ce début d’année scolaire, les 49 enfants inscrits à l’école
maternelle bilingue de Bruz se trouvent dans une classe avec un seul enseignant. Sollicitée par les parents d’élèves, l’Inspection académique a refusé l’ouverture d’une seconde classe maternelle.
Elle propose de répartir les enfants entre les autres classes maternelles de l’école ou la classe primaire bilingue. Face à cette proposition qui remet en cause le choix d’un enseignement bilingue
et le respect des conditions d’accueil des enfants à l’école publique, les parents d’élèves ont occupé l’école hier.