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Langues et cultures bretonnes

Jeudi 22 octobre 2009

Comme à chaque rentrée, le débat sur la carte scolaire reprend un peu de vigueur… Nous souhaitons que les solutions mises en œuvre soient suffisamment équilibrées. Sans doute doivent-elles tenir compte de l’intérêt des communes qui ont parfois beaucoup investi pour accueillir les élèves, suite à l’application non concertée de la carte scolaire par la précédente municipalité paimpolaise. Mais elles doivent surtout tenir compte de l’intérêt des familles et des contraintes et problèmes qu’elles rencontrent.

 

Car c’est bien l’enfant qui doit être au cœur du système éducatif, et pas seulement les questions de finances ou de locaux.

 

 

A cet égard, suite à la rencontre intercommunale qui a eu lieu le mardi 13 octobre, nous nous félicitons qu’une concertation s’instaure et facilite une certaine souplesse dans l’application des règles liées à la carte scolaire.

 

Il faut aujourd’hui aller un peu plus loin, prendre en considération certaines aspirations légitimes, et reconnaître que l’enseignement bilingue est bien un enseignement spécifique, au même titre que celui dispensé en CLIS. Sur l’ensemble du territoire de la CCPG, dans l’enseignement public, seul le site de Kérity le propose.

 

 

 

La langue bretonne doit (re)trouver toute sa place en Bretagne. Elle est désormais reconnue, au même titre que les autres langues régionales, dans la Constitution. Cela doit se traduire dans les faits, y compris dans l’enseignement, même et surtout quand cela dépend de décisions locales. Le droit fondamental des parents à choisir la (les) langue(s) de leur choix pour l’éducation de leurs enfants doit être respecté.

 

 

Nous demandons donc qu’au titre des dérogations et des « bons de sortie » signés par les maires, le choix de la langue bretonne soit également pris en compte. Elle suggère aussi, pour l’avenir, que cette question soit examinée par les élus communautaires, pourquoi pas dans le cadre d’une compétence « culture » enfin attribuée à la CCPG. A ce jour trois communes (Paimpol, Plouézec et Lanloup) du territoire communautaire ont signé la Charte Ya d’ar Brezhoneg. D’autres, nous l’espérons, s’apprêtent à leur emboîter le pas… Et, pourquoi pas, la CCPG elle-même ? Il faut bien sûr que cet engagement fort trouve une traduction concrète dans les actes.

 

 

Pierre Morvan conseiller municipal de Paimpol

Philippe Coulau adjoint au maire de Plouézec

Fañch Rebours adjoint au maire de Lanloup

 

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Jeudi 22 octobre 2009

Extrait d'un article paru sur le site du Courrier des Balkans http://balkans.courriers.info/article13869.html

 

Source: Julie Quetier

 

 

 

 

 

Du 2 au 9 octobre, Moëlan-sur-Mer a vécu au rythme des Balkans. Le Courrier des Balkans y co-organisait un festival dédié aux cultures de l’Europe du Sud-Est, en partenariat avec la mairie. Expositions, films, conférences, concerts et convivialité « balkano-bretonne », le programme était riche. Le public ne s’est pas trompé et est venu en nombre. Revivez cette semaine exceptionnelle.

 

 

 

Tout a commencé en musique, le vendredi soir, avec la fanfare balkano-bretonne Burek, invitée de l’inauguration du festival et du vernissage de l’exposition « Kosovo, fragments d’impacts », de Gil Guardiola et Aleks Wasiecsko. Le public était nombreux dans la superbe salle municipale L’Ellipse. Nos amis Isabelle Moign, adjointe à la culture et Jean-Arnault Dérens , directeur du Courrier des Balkans et le directeur de la salle, Loïc Le Nezet ont rappelé l’origine de ce festival et la coopération exceptionnelle qui a pu s’établir entre la mairie et le Courrier des Balkans.

 

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Mardi 13 octobre 2009

Le match de coupe du monde France-Îles Féroé a été décentralisé et joué à Guingamp en Bretagne.

 

On ne peut que remercier les initiateurs de ce choix qui permettait à la Bretagne, terre de football, d’accueillir une épreuve de dimension internationale, et aux Bretons de faire preuve une fois encore de leur esprit sportif et de leur fair-play.

 

Cependant, on ne peut non plus que dénoncer les mesures dont ont été victimes de nombreux supporters venus soutenir l’équipe de France : les drapeaux bretons étaient confisqués aux entrées, voire dans les tribunes où les vigiles arrivaient à trois pour délester, d’une manière musclée, les porteurs de drapeaux de leur « gwenn ha du ». De nombreux personnes témoignent et ne comprennent pas.

 

Nous ne comprenons pas davantage et ce d'autant moins que les supporters bretons ont toujours su montrer, en particulier lors de la finale de la Coupe, au Stade de France, le véritable visage du sport, celui de la tolérance, du respect de l'adversaire, du plaisir partagé.

 

Alors : pourquoi cet interdit à l’encontre de l'emblème de la Bretagne ? Le « gwenn ha du » qui figure désormais sur les plaques d'immatriculation, doit-on le rappeler, ne rentre dans aucune des catégories d'objets et de symboles dont le Code et le Règlement de la FFF interdit l'introduction sur les stades.

 

Nous attendons les explications de la FFF et de l'État, coresponsables de l’organisation de ce match de coupe du monde : d'où sont venus les ordres ? du ministère de l' Intérieur ? de l'Élysée ? On sait le contentieux qui existe entre le chef de l'État et les Bretons.

 

Les Bretons qui respectent les symboles de la République, attendent en retour le respect de leurs propres symboles. L’UDB soutient les supporters qui protestent contre la confiscation arbitraire de leur « gwenn ha du », véritable acte de discrimination.

 

 

 

Mona Bras

adjointe au maire de Guingamp

conseillère régionale

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Vendredi 9 octobre 2009

Après Paimpol, Plouha, Plérin, Pordic et Plouézec, Lanloup signe la Charte Ya d’ar brezhoneg

 

 

Voir l'article sur le site d'Ofis ar brezhoneg

http://www.ofis-bzh.org/fr/actualite/zoom/index.php?actualite_id=291

 

 

C’est à l’initiative de Fañch Rebours, adjoint au maire et membre de l'AEPB, que la commune de Lanloup a voté la charte Ya d’ar brezhoneg. Celle-ci a été cosignée le 30 septembre par Mme la Maire Louise-Anne Even et M. Guillaume Morin, de l’Agence de développement de l’Office.

Le Conseil municipal a choisi de réaliser 11 actions en une année en vue d’obtenir le label de niveau 1.

L’engagement a été pris d’installer des plaques de rues bilingues dans les rues de Lanloup et toute nouvelle signalisation sera dorénavant dans les deux langues.

Les élus recevront des cartes de visite bilingues. L’éditorial du magazine municipal et les cartons d’invitations aux événements organisés par la mairie seront rédigés en français et en breton.

La mairie proposera à ses administrés la possibilité d’organiser des mariages en breton et de se fournir en documents administratifs bilingues (certificat de baptême républicain, livret de famille, acte de décès, bans…).

La commune participera à la campagne de promotion des cours de breton aux adultes. Les noms de lieu de Lanloup ont d’ores et déjà été étudiés.

La commune de Lanloup est la 6ème commune du Goëlo après Paimpol, Plouha, Plerin, Pordic, et Plouézec à signer la charte Ya d’ar brezhoneg.

 

 

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Jeudi 1 octobre 2009

La prolétarisation des masses au XIXè siècle, puis leur émancipation progressive est l’un des phénomènes essentiels de l’histoire contemporaine de l’ Europe.

Avec la disparition des friches industrielle, de Renault-Billancourt à Tanvez, seule la parole et les souvenirs des ouvriers sont intacts pour nous restituer la mémoire sociale et industrielle qui n’est plus incarnée par les murs, les machines, l’activité.

Elie Wiesel disait en 1998, lors d’un forum international de l’ UNESCO, que : « l’homme est défini par sa mémoire individuelle, liée à la mémoire collective. La mémoire est liée à l’identité. Les deux s’alimentent mutuellement. Se souvenir, c’est permettre à l’homme d’affirmer que le temps laisse des traces et des cicatrices sur la surface de l’histoire, que tous les évènements sont liés les uns aux autres, comme le sont les êtres ».

Dans cette optique, le travail sur la mémoire industrielle et la culture ouvrière à travers les usines Tanvez, offre l’opportunité d’éclairer comment le pays de Guingamp a vécu cette bascule du monde rural et agraire au monde industriel. L’histoire des ouvriers et du mouvement ouvrier d’où est issu le mouvement syndical, fait partie de notre environnement culturel depuis plus de 150 ans : nous leur devons collectivement la majeure partie du droit social et du travail.

L'esprit qui animait ces générations ouvrières se retrouve dans la démarche collective de la construction du quartier ouvrier des Castors et dans la pratique de ce sport collectif et populaire qu’est le football par ces ouvriers-footballeurs qui oeuvraient chez Tanvez la semaine et jouaient au ballon rond le dimanche….

Alors, se souvenir ?

Oui, pour honorer une dette à l’égard de ce qui fut, de ce qui a produit de la richesse économique à Guingamp, de ce qui a façonné en partie l’architecture de notre ville, de ce qui continue de nourrir notre mémoire collective.

 

Mona BRAS,

Adjointe à l’identité et aux patrimoines

Conseillère régionale de Bretagne

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Jeudi 17 septembre 2009

Vous trouverez ci-dessous un article paru dans le Ouest-France du 14 septembre 2009, relatant de façon concrète l'attitude que peuvent avoir les élus AEPB en faveur de l'usage de la langue bretonne dans la vie publique.



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Jeudi 17 septembre 2009
Au nom du président G Gadiou, le secrétaire H Gourmelen a adressé un message de solidarité aux parents d'élève de div yezh bruz

Pour signer la pétition en ligne http://div-yezh.org/spip.php?article1115



Ci-après le communiqué de presse de nos élus, signé d'ana sohier, conseillère municipale de rennes et vice-présidente de l'AEPB pour l'Ille et Vilaine.




En ce début d’année scolaire, les 49 enfants inscrits à l’école maternelle bilingue de Bruz se trouvent dans une classe avec un seul enseignant. Sollicitée par les parents d’élèves, l’Inspection académique a refusé l’ouverture d’une seconde classe maternelle. Elle propose de répartir les enfants entre les autres classes maternelles de l’école ou la classe primaire bilingue. Face à cette proposition qui remet en cause le choix d’un enseignement bilingue et le respect des conditions d’accueil des enfants à l’école publique, les parents d’élèves ont occupé l’école hier.
Le refus de l’Inspection académique d’ouvrir une nouvelle classe est inconcevable et la proposition faite aux parents de répartir les enfants dans d’autres classes, classes par ailleurs déjà amplement chargées, l’est encore plus.

Nous  demandons  donc à l’Inspection académique de prendre ses responsabilités et de pourvoir un poste supplémentaire dans les plus brefs délais. Les enfants scolarisés en filière bilingue en Ille-et-Vilaine n’ont pas à souffrir du manque d’anticipation et de mauvaise volonté de l’Inspection académique. Celle-ci doit, aujourd’hui, être capable de former les enseignants qualifiés nécessaires au développement des classes bilingues et ainsi satisfaire la demande croissante et légitime des parents d’élèves d’avoir un enseignement bilingue de qualité pour leurs enfants.

Nous   demandons , au nom du droit à l'expérimentation inscrit dans la loi, le transfert à la Région de la compétence de l'enseignement bilingue afin de pouvoir appliquer la politique linguistique votée à l'unanimité en décembre 2004 par le Conseil régional, politique qui se heurte jusqu'à aujourd'hui au mur de l’État et du Rectorat.

L’actualité nous engage, encore une fois, à rester vigilants et à ne pas céder face aux positions inadmissibles des représentants de l’Éducation nationale.

Ana Sohier
Conseillère municipale déléguée de Rennes
Vice-présidente de l'AEPB pour l'Ille et Vilaine
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Mardi 8 septembre 2009

Après la signature de Ya d'ar brezhoneg, après la traduction en breton de la devise de la République sur l'hôtel de ville (c'est  semble-t-il une première en Bretagne), voici le nouveau carton de présentation de la commune de Gwipavaz. La présence dans la majorité municipale d'une élue  membre de l' AEPB et du président de Bodadeg ar Sonerien Penn ar Bed n'y est pas pour rien.


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Lundi 18 mai 2009

La signature, le 15 mai dernier, de la Charte Ya d'ar Brezhoneg par la commune de Saint-Herblain n'arrive pas comme un cheveu sur la soupe. Michel François à qui a été confié le suivi du dossier, est en effet, depuis l'an dernier, le troisième élu UDB de la commune, après Christian Pellen et Martial Catherine. A noter que le vœu a été voté à la quasi unanimité, à l'exception du groupe centriste.

 

Depuis 1989, début du premier mandat de Charles Gautier, actuel sénateur-maire socialiste, le Gwenn ha Du flotte au fronton de la mairie et colore nombre de manifestations officielles. Même s'il est réservé sur la réunification, Charles Gautier considère en effet Saint-Herblain comme une ville indiscutablement bretonne, tout comme sa commune natale de Plélan-le-Grand. Il considère aussi comme normal que le breton soit présent dans la vie culturelle ou que des parents souhaitent un enseignement en breton. Le forfait scolaire est versé à l'école Diwan de Nantes pour les 35 élèves herblinois qui la fréquentent. La perspective d'une filière bilingue publique est inscrite dans le programme municipal.

 

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Jeudi 14 mai 2009

A l'occasion de l'édition 2009 de la Journée de l'Europe, la Région Bretagne a souhaité apporter son soutien, au côté du Conseil général du Morbihan et de la Ville de Vannes, aux 300 choristes et musiciens bretons qui ont donné la « Cantate pour la paix », le samedi 9 mai, au Mémorial de la Paix à Caen. Dans ce lieu prestigieux porteur de sens les artistes bretons ont succédé à la cantatrice Barbara Hendrix qui s'était produite en 2008.

 

La « Cantate pour la paix  / Kan evid ar peoh» est un projet porté par la Confédération culturelle Kendalc'h et l'association Dihunerien qu'anime Michel Chauvin. Le livret, qui prend la forme d'un long poème en langue bretonne, est l'oeuvre de Job An Irien. Ecrit à partir de la catastrophe écologique consécutive au naufrage du pétrolier géant Amoco Cadiz en 1978, sur les côtes nord de la Bretagne, il dénonce toutes les causes de guerre et appelle les hommes à « retrouver la foi en l'humanité ». La musique est l'oeuvre du compositeur René Abjean. L'orchestration et les arrangements ont été réalisés par le compositeur Yvan Cassar.

 

Le 9 mai, au Mémorial de Caen, à l'invitation de son président, M. Philippe Duron, député-maire de Caen, ce sont 300 artistes qui se sont produit sous la baguette du chef d'orchestre, Jacques Wojciechowski.

 

Le choeur, formé d'environ 250 choristes, était constitué par:

- la chorale Maxime Bonnet de Baden (56), direction Marc Fillot,

- la chorale de la Ria d'Etel (56), direction François Chapron

- la chorale Vocalys de Saint-Nolff (56), direction Jean-Yves Le Duc

- la chorale Adagio de Theix (56), direction Nolwen Caudal

- une cinquantaine de chanteurs issus des chorales d'Arradon, Larmor-Plage, Pontivy, Vannes et Lorient (56) mais aussi Concarneau (29) et Montfort-sur-Meu (35).,

- la chorale du CHU de Caen.

 

L'ensemble instrumental, d'environ 50 musiciens, est formé de professeurs et d'élèves des écoles de musique de Vannes, Lanester et Hennebont (56).

 

Outre la « Cantate pour la paix / Kan evid ar peoh », les choristes également ont interprété en breton l'hymne européen et deux autres oeuvres de Beethoven.

 

 

Le Conseil régional de Bretagne se félicite que le Mémorial de Caen ait donné à cette oeuvre bretonne et à ses interprètes l'occasion de se produire dans un lieu aussi profondément associé à la lutte pour les libertés et à la réconciliation européenne. A l'occasion de cette représentation exceptionnelle la Région Bretagne était représentée par Christian Guyonvarc'h, vice-président du Conseil régional chargé des affaires européennes et internationales.

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