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Economique et social

Mardi 16 avril 2013 2 16 /04 /Avr /2013 13:01

Intervention de notre collègue Michel François

 

 

Monsieur le Maire, mes chers Collègues,

 

 

Le rapport qui nous est présenté sur l’utilisation de la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale est un document d’information synthétique, prévu par le CGCL, sur lequel nous n’émettrons pas de vote, puisque ses différents éléments font par ailleurs l’objet de délibérations dans le cadre notamment du budget.

Mais c’est aussi un document qui nous invite à la réflexion sur cette dotation, dont l’objectif est « de contribuer à l’amélioration des conditions de vie dans les communes urbaines confrontées à une insuffisance de leurs ressources et supportant des charges élevées ».

Ce complément externe de financement nous est donc nécessaire bien que, selon un classement publié par l’association Contribuables Associés, nous ne serions déjà pas au premier rang des communes faisant preuve de frugalité fiscale. La plus haute marche du podium, comme nous l’apprend le quotidien local qui publie ce classement, est en effet occupée avec une fierté bien compréhensible par nos collègues de Vertou.

Une comparaison entre les situations sociales et fiscales de notre commune et de Vertou m’a donc semblé de nature à éclairer les raisons de ce classement flatteur.

Je vais, si vous me le permettez, vous rendre compte de ce que j’ai appris des fascicules communaux publiés par l’INSEE, dont la plus récente livraison remonte déjà à quelques années et fournit des chiffres de 2008 et 2009, un décalage qui, vous le verrez, ne peut pas exagérément perturber les tendances fortes qui s’en dégagent.

 

(voir tableau joint + commentaires oraux)

Ces chiffres nous décrivent deux communes proches par l’étendue (37 et 30 km² ) mais dont les profils sociaux et fiscaux sont très différents.

La densité urbaine, la composition et des ménages, la nature, la taille et le statut d’occupation des logements, la place du logement social, le revenu fiscal moyen, tout fait de Saint-Herblain une commune où il existe de forts besoins de prise en charge collective en de nombreux domaines : les gardes d’enfant, l’accueil périscolaire, les loisirs de proximité, l’animation des quartiers, le sport, les vacances scolaires, etc, qui ne doivent pas être assurés – bien au contraire – au détriment d’une vie associative et culturelle à la diversité et à la qualité de laquelle nous tenons comme à d’autres éléments fondamentaux de la dignité des femmes et des hommes qui nous ont confié une part de leur destin.

Le classement que j’évoquais tout à l’heure est, on le voit ainsi clairement, influencé par deux facteurs essentiels :

         . le premier est constitué par les dépenses imposées ou choisies sans la connaissance desquelles le rapprochement des montants d’impôts demandés par les collectivités débouchent sur des différences inexplicables,

         . le second, particulièrement important dans le cas qui nous, occupe, est qu’une commune dont les habitants ont des ressources sensiblement supérieures à la moyenne, est dans la position avantageuse de pouvoir bénéficier d’une plus grande proportion de contributions fiscales de niveau moyen ou élevé, dont le montant total suffit à alimenter le budget de la collectivité, mais dont la répartition entre les citoyens contributeurs effectifs aboutit à des impositions individuelles individuelles plus basses que celles d’une commune moins aisée.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint-Herblain

Vertou

Indice V/StH

Densité moyenne

 

 

 

1968

585

339

0,58

2009

1 436

598

0,42

Taux de natalité

 

 

 

1968

27

17

0,63

2009

14

8,9

0,64

Taux de mortalité

 

 

 

1968

4,9

9,4

1,92

2009

6,1

7,3

1,20

Ménages 1 personne

 

 

 

1999

27,6

18,6

0,67

2009

34

23,6

0,69

Familles monoparentales

 

 

 

1999

10,2

5,6

0,55

2009

10

6,9

0,69

Taux de chômage

 

 

 

1999

14,2

8,1

0,57

2008

10,7

6,7

0,63

Foyers imposables IR 2009

 

 

 

%

57,5

65

1,13

Revenu moyen déclarés

31 347

41 405

1,32

 

 

 

 

Types et statut de logement

 

 

 

Maisons

42,5

86,7

2,04

Appartements

56,5

12,8

0,23

Nb moyen de pièces

3,9

4,5

1,15

Propriétaire

59,2

79,5

1,34

Locataire

39,4

19,2

0,49

dont HLM loué vide

24,2

4,3

0,18

 

 

 

 

Véhicules

 

 

 

1 voiture ou plus

84,8

91,4

1,08

dont 2 voitures ou plus

30,8

47,6

1,55

 

 

 

 

Par Association des élus progressistes de Bretagne - Publié dans : Economique et social - Communauté : AEPB
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Vendredi 29 mars 2013 5 29 /03 /Mars /2013 12:47

 

Alors que la crise fait sentir ses effets à Rennes et en Bretagne, cela a été noté dans la présentation de ce rapport, le fait même que nous soyons ici, ce soir, en train de discuter des orientations stratégiques à définir pour notre territoire, est un signe fort : oui, nous pensons que la puissance publique peut et doit orienter l'économie en fonction de l'intérêt général!

C'est donc avec satisfaction que nous constatons que les orientations stratégiques proposées sont inscrites dès la deuxième page dans un contexte régional, et appelées à être mises en œuvre en coopération avec la région. Nous le répétons depuis longtemps, la nécessité d'inscrire les politiques métropolitaines dans des schémas d'aménagement régionaux est pour nous une évidence, que nous aimerions d'ailleurs voir inscrite dans la future loi de décentralisation.

Ce souci d'allier la stimulation de l'activité à la soutenabilité de l'économie se retrouve aussi dans les priorités dégagées : éco-construction et rénovation, gestion écologique de l'eau, santé, alimentation, créativité numérique. C'est ainsi que nous parviendrons à créer le renouveau industriel dont notre région et notre territoire ont besoin.

Un développement réellement soutenable ne peut être fondé sur la compétition avec d'autres territoires mais doit être le fruit d'un processus endogène.

C'est bien parce que nous voulons que l'ensemble des acteurs économiques forment un système local cohérent, plutôt qu'une juxtaposition de sièges d'entreprises internationalisées que nous approuvons l'inscription des enjeux universitaires parmi ces orientations stratégiques. Oui, nous avons besoin d'une université forte et créative. Pour cela, il est nécessaire de garantir aux chercheurs et aux étudiants de bonnes conditions de travail. Est-il normal qu'un maître de conférence soit payé une fois et demie le SMIC? Qu'un tirage au sort aux examens soit instauré à Rennes II en raison de la saturation du campus? Que la Loi d'Autonomie des Universités aboutisse en réalité à une mise sous tutelle des établissements, comme à Rennes 1 ? On le voit bien, les pratiques concurentielles fragilisent les établissements. Sur le terrain, ce dont ont besoin les universitaires ce n'est pas forcément de briller au classement de Shangaï, ce n'est pas forcément de se regrouper dans quelques fac-usines, mais de sérénité, de liberté et de coopération. Nous soutenons la création de la Cité Internationale mais quel est l'intérêt d'attirer toujours plus d'étudiants à Rennes si le prix à payer en était une dégradation des conditions d'études? Il faut assumer une répartition équilibrée des lieux universitaires sur le territoire. A l'heure du numérique, la dispersion spatiale n'est pas un obstacle à la communication et à la coopération, mais reste un gage d'efficacité en permettant à tous les acteurs de travailler à échelle humaine.

Pour l'université, pour les grandes écoles, comme pour les villes, la solution aux difficultés actuelles passe par plus de coopération et par la fin d'une compétition débridée.

La crise que nous traversons n'est pas un problème conjoncturel mais une crise de société. Tenter d'en sortir en utilisant les leviers de l'économie classique est voué à l'échec. La seule alternative est la construction d'une économie territorialisée, d'une gestion territoriale comme le soulignait Gwenaëlle Hamon dans son propos. Aussi, nous nous réjouissons de constater que la plupart des mesures concrètes proposées vont dans le bon sens. Nous approuvons les orientations proposées ici.

Je vous remercie.

Eliane LECLERCQ,
Conseillère communautaire Rennes Metropole

Par Association des élus progressistes de Bretagne - Publié dans : Economique et social
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Mardi 5 mars 2013 2 05 /03 /Mars /2013 11:40



 

Voeu présenté par Isabelle Moign élue au Conseil communautaire du pays de Quimperlé, adopté à l'unanimité, ainsi qu'au Conseil municipal de Moëlan (moins 5 abstentions).

La restructuration en cours au sein du pôle France Télévision risque de se traduire par une diminution de l'offre de programmes construits par France 3 dans les régions, alors même que la France est un pays très en retard dans ce domaine. La concentration des médias à Paris (90% des sièges sociaux) ne laisse en effet que peu de possibilités aux régions de faire ce travail d'information et de création à partir de leurs réalités locales et linguistiques, alors que la télévision reste « le média privilégié de 80% des Français pour se tenir au courant de l'actualité nationale et internationale ».

Pourtant la Bretagne dispose d'une grande variété de média audiovisuels, donc d'un vivier de savoir-faire reconnus, mais pas d'un média qui diffuse l'actualité régionale sur la Bretagne entière, ni d'un média diffusant en continu. En Bretagne, les taux d'audience des programmes régionaux témoignent que la demande d'un réel service public régional de télévision est très forte.

Consciente, semble-t-il, de la singularité bretonne, la direction de France 3 a fait connaître sa disponibilité pour faire évoluer son offre en Bretagne en se référant à Via Stella, chaîne publique corse du réseau de France Télévision. Pour leur part les salariés de France 3 Bretagne ont pris position très fortement pour une telle avancée.

Le Conseil Régional de Bretagne  vient de voter un vœu à l’unanimité   allant dans le sens de l'ouverture de discussions entre la Région, la direction de France Télévision et le Gouvernement.  24 parlementaires des cinq départements bretons viennent d’adresser  un courrier à Mme Filippeti, Ministre de la culture et de la communication demandant une télévision publique régionale.

Le Conseil Communautaire du Pays de Quimperlé demande à son tour pour la Bretagne un service public audiovisuel ouvert à tous les acteurs professionnels de Bretagne, regroupant télévision (France 3, les télés locales, Breizhoweb..), radios, internet. Ce service public devra s'appuyer sur les supports de diffusion traditionnels comme les plus innovants et diffuser sur toute la Bretagne (Loire-Atlantique incluse). Les langues de Bretagne devront avoir toute leur place. Pour être effectif, ce service audiovisuel public régional devra s'accompagner du transfert d'une part de la redevance versée par les Bretons.

A l'heure du double débat sur la réorganisation de France 3 et la future loi de décentralisation, consacrant le droit à l'expérimentation différenciée, une opportunité historique s'offre à la Bretagne de disposer enfin du média audio-visuel que son histoire, son identité et sa demande justifient. C'est une question de volonté politique. Il s'agit aujourd'hui de bâtir le projet audio-visuel de la Bretagne du XXIème siècle.

 

Isabelle Moign

 

 

 

Isabelle Moign, élue UDB COCOPAQ Quimoerlé, Moëlan-sur-Mer   Ouest-France du 28 février 2013

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Mardi 5 mars 2013 2 05 /03 /Mars /2013 09:47

Discours de Françoise Ramel-Flageul devant le Syndicat intercommunal pour le transfert et le traitement des ordures ménagères du Morbihan intérieur

Jeudi 28 février - SITTOM-MI

En tant que déléguée communautaire à Pontivy Communauté et élue pontivienne fortement impliquée dans les engagements de l’Agenda 21, j’attire l’attention de l’assemblée sur la difficulté d’avoir à prendre position sur un document global qui semble considérer comme acquis la création d’un 2ème four sur notre site d’exploitation.

ramel-flageul-francoise-pontivy-journal-F-Ramel-630x0On nous présente cette évolution comme allant de soi, or il me semble qu’une telle décision devrait reposer sur l’étude préalable de plusieurs scenarios, dont celui qui semblait prévaloir au Sittommi jusqu’à présent, à savoir la modernisation du site pour atteindre la capacité de 33 000 tonnes d’ordures ménagères, comme nous y autorise la règlementation.

Le scénario unique sur lequel nous sommes amenés à donner ce soir un avis, selon l’ordre du jour, implique un changement important des missions de notre syndicat intercommunal : traiter des déchets autres que ménagers entrainant une augmentation conséquente de la capacité d’incinération du site de 33 000 à 66 000 tonnes. Est-ce cela que nous voulons vraiment, au nom de quelle priorité ?

C’est pourquoi sans nier l’ambition présentée dans ce PDND, ni la nécessité de réfléchir à la filière de retraitement des déchets non ménagers, il me semble prématuré et non cohérent de nous exprimer en tant que représentants de nos assemblées respectives, sans expression du conseil communautaire sur ce dossier, sauf à rappeler l’impact sur les populations d’un 2ème four pour traiter de surcroît des déchets dont nul ne semble enclin à ce jour, à nous préciser la nature, l’origine et le tonnage.

Pour toutes ces raisons, nous vous demandons Monsieur le président, ainsi qu’à l’assemblée, le report de ce vote.

Nous demandons aussi que les communes directement concernées par cet hypothétique projet puissent également donner leur avis.

Nous demandons enfin que le SITTOMMI présente l’étude du scénario permettant de conserver un seul four sur le site en intégrant dans sa stratégie de façon prioritaire les évolutions que nous devons encourager par ailleurs, à savoir réduire la production à la source des déchets non recyclables.

 

Article paru sur Ouest-France, le 2 mars 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Discussions-autour-d-un-deuxieme-incinerateur-_40883-2168950------56178-aud_actu.Htm

Le 5 décembre dernier, le projet de Plan départemental de prévention et de gestion des déchets non dangereux (PDND), a été présenté lors d'une session au conseil général. Jusqu'au 28 mars, les établissements publics de coopération intercommunale sont invités à leur tour à donner leur avis.

 

Jeudi soir, le Syndicat intercommunal pour le transfert et le traitement des ordures ménagères du Morbihan intérieur (Sittom-Mi), qui réunit 101 communes, s'est plié à l'exercice.

Les discussions ont très vite pris une tournure politique. La section locale du Parti socialiste s'était en effet chargée d'allumer la mèche, samedi, en dénonçant « la création d'un 2e four à l'usine d'incinération », envisagée dans le cadre du plan (voir Ouest-France du lundi 25).

Il y a quelques semaines, le Sittom-Mi envisageait dans l'une de ses délibérations « le traitement des ordures ménagères résiduelles et encombrants de déchèteries, avec comme schéma possible l'augmentation du potentiel de valorisation énergétique de Pontivy, en construisant si besoin un 2e four ».

Une hypothèse, et rien de plus, a souligné le président, Grégoire Super.« Le vrai enjeu aujourd'hui est de nous prononcer sur le Plan. Je regrette que certains mettent de l'huile sur le feu, alors que le four n'est pas d'actualité. Le Sittom-Mi n'est pas une assemblée politique ».

Une enquête publique DL;cette année

Un argument qui a fait bondir Françoise Ramel-Flageul, responsable de la fédération UDB du Morbihan. Cette dernière a demandé le report du vote.« Il est difficile d'avoir à prendre position sur un document global qui semble considérer comme acquis la création d'un 2e four »,regrette l'élue pontivyenne. « On nous présente cette évolution comme allant de soi. Or, il me semble qu'une telle décision devrait reposer sur l'étude préalable de plusieurs scénarios, dont celui qui semblait prévaloir au Sittom-Mi jusqu'à présent, à savoir la modernisation du site, pour atteindre la capacité de 33 000 tonnes ».

Samedi, le PS avait lui aussi souhaité la présentation du dossier en conseil communautaire. Un souhait qui sera finalement exaucé, le 26 mars.

« Pontivy communauté sera saisie en assemblée plénière. Les délégués communautaires pourront s'exprimer sur le sujet, comme toutes les autres collectivités l'ont fait. C'est démocratique », a annoncé Jean-Luc Oliviéro, tout en se disant « favorable au plan ». Un choix qui ne manquera pas de faire grincer les dents, à droite.

Le Sittom-Mi s'est finalement prononcé à une large majorité pour le PDND. Françoise Ramel-Flageul (UDB) et Pierre Giraldon, conseiller municipal pontivyen et délégué à l'Agenda 21, ont voté contre. Cinq élus se sont abstenus. Une enquête publique devrait être lancée, à partir d'avril. Il appartiendra ensuite au préfet de trancher.

 

DL;Élisabeth PETIT
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Mercredi 16 janvier 2013 3 16 /01 /Jan /2013 15:39

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Dominique Ramard, Président de la commission environnement du Conseil régional et délégué à l’énergie, a lancé hier à Rennes avec l’Etat (DREAL) et l’ADEME, le Réseau Breton Bâtiment Durable, centre de ressources technique sur la construction et la rénovation durables. Animée par la Cellule Economique de Bretagne, ce nouveau réseau permettra d’alimenter le plan régional bâtiment durable* lancé en octobre 2012 à Loudéac par Pierrick Massiot, en lien avec le Plan Bâtiment avec l’Etat.

Le monde du bâtiment connaît une mutation sans précédent de ses savoir-faire et des performances imposées par la réglementation. Le Réseau Breton Bâtiment Durable (RBBD) aidera les professionnels à s’adapter à ces exigences. Financé à parité par la Région et l’ADEME dans le cadre du contrat de projets Etat-Région, le nouveau réseau a vocation à intégrer en son sein l’ensemble des organisations professionnelles de la filière.

Promouvoir et favoriser la construction et la rénovation durables à l’échelle régionale est une priorité que les professionnels du bâtiment ont réaffirmé dans le cadre d’une étude pilotée par la Région en 2011. Le centre de ressources technique répondra donc à leurs attentes en créant une dynamique régionale autour d’un espace collaboratif au service des acteurs régionaux, publics et privés.

Le réseau est hébergé au sein de la Cellule Economique de Bretagne (CEB), légitime de par les travaux qu’elle mène depuis de nombreuses années (missions d’observation et d’information, de prévisions et d’évaluation), en toute indépendance et en lien avec les différents acteurs régionaux. Ce réseau d’acteurs voulu par l’Etat, l’ADEME et le Conseil régional a vocation à accueillir largement les organisations professionnelles et associations : Fédération régionale du bâtiment (FRB), CAPEB (artisans), SCOP BTP, Conseil Régional de l’Ordre des Architectes, associations œuvrant pour la promotion du bâtiment et des matériaux durables...

Les missions principales :

Animation de réseau
Favoriser les échanges sur la thématique de la construction et rénovation durables en lien avec les structures existantes et représentantes de la filière (entreprises, maîtres d’œuvre, maîtres d’ouvrage), sans pour autant se substituer aux missions des organisations professionnelles. Cette démarche implique une présence forte sur le terrain, à la rencontre des acteurs.

􏰀 Inventaire et analyse des opérations exemplaires de construction et rénovation
Un travail de repérage systématique des opérations représentatives et/ou exemplaires doit permettre d’en faire une analyse objective et d’identifier les facteurs de réussite mais aussi les freins éventuels.
Le site internet du centre de ressources présentera ces opérations de construction ou rénovation sous forme de fiches techniques et les mettra à la disposition des acteurs de du bâtiment en Bretagne.
Pour ce faire, le réseau Breton Bâtiment Durable s’appuiera sur les réseaux nationaux. L’implication du centre de ressources dans les instances nationales, notamment au sein du réseau BEEP (Bâti Environnement-Espace Pro), lui permettra d’être accompagné en phase de démarrage, de s’inspirer de ce qui fonctionne dans d’autres régions et de participer aux réflexions nationales.

* Le plan bâtiment durable, qui se mettra en place au premier semestre 2013, fixe pour la région des objectifs partagés en matière de construction durable. Il sera élaboré en lien avec le Plan bâtiment de l’Etat, la Bretagne devenant une des six régions françaises à décliner sur leurs territoires le plan national. 

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Vendredi 9 novembre 2012 5 09 /11 /Nov /2012 10:46

Article de Ouest-France du lundi 22 octobre 2012


C'est l'heure du 2e service à la maternelle de Lanveur. Qui veut du boeuf avec des carottes ? Moi ! 

 

Écoles, foyers de personnes âgées, portage à domicile... Ouverte en 1990 à Kerlétu, la cuisine centrale doit s'adapter à différents publics... Et casser l'image de la cuisine insipide.

 

 

Dossier

 

800 000 repas à l'année

Construite en 1990 à Kerlétu, la cuisine centrale est une machinerie bien huilée. « Ça fait un peu usine à gaz comme ça, mais c'est une gymnastique », explique Christophe Bouillaux, le responsable de la structure municipale. Près de 4 300 repas y sont préparés chaque jour, soit environ 800 000 à l'année.

Ils sont servis aux écoles maternelles et primaires publiques (1), à des foyers de personnes âgées, au restaurant municipal de l'Orientis, aux centres de loisirs le mercredi et durant les vacances scolaires.

Kerlétu s'occupe aussi du portage à domicile de repas avec la CCAS (Caisse centrale d'activités sociales). De même, Auray et Inzinzac-Lochrist se font livrer par la cuisine centrale. A Lorient, la restauration municipale emploie 40 agents.

Livraison de 6 h à 11 h

Le magasinier est le premier à prendre son poste à la cuisine centrale, à 5 h 45. Puis c'est le tour des cuisiniers à 6 h et des agents de production. La livraison dans les écoles démarre à 6 h. Une 2 e livraison a lieu vers 11 h, en fonction des remontées liées aux inscriptions (2).

Les frites ont toujours la cote

Les directeurs d'école affichent les menus en amont. Autant dire que « les gamins se passent le mot quand il y a des frites »sourit Yann Syz, adjoint au maire délégué à la restauration scolaire.

Qualité, politique d'achat et proximité

En réaction aux crises alimentaires de la fin des années 90, la Ville a mis en place progressivement « une politique d'achat volontariste favorisant les filières qualité et de proximité (agriculture biologique, refus des OGM, labels rouges, filière lin, poisson frais acheté au port de pêche, pain lorientais, etc.) » Yann Syz« Selon les années, nous avons un peu plus de 35 % de produits bio dans ce qui est servi par la cuisine centrale. Dès 2008, Lorient a dépassé les préconisations du Grenelle de l'environnement (20 % de bio en 2012 pour les cuisines d'État). »

Des menus vraiment adaptés ?

Choix des menus, saveur des préparations... Il se dit que manger à la cantine, ce n'est pas toujours la joie... « La restauration collective est faite pour le plus grand nombre, répond Yann Syz. On ne peut pas faire une restauration à la carte. Faire manger des radis, c'est bien. Et les enfants apprécient le potage en hiver ».

Un repas ch'ti en novembre !

Christophe Bouillaux l'assure : « La cantine, ça a évolué. On recherche des produits avec une forte valeur nutritionnelle. Le cantal, par exemple, contient beaucoup de calcium »Et, rappelle le gestionnaire de la cuisine centrale, « tous les deux mois, nous avons des repas à thème. En novembre, par exemple, nous aurons un menu ch'ti : en entrée, une soupe à l'oignon mixée avec des pommes de terre, des croûtons et du fromage râpé. En plat de résistance, sauté de boeuf au pain d'épices, carottes et pommes de terre. En dessert, un fromage blanc à la chicorée.»

Quid des allergies alimentaires ?

A Lorient, il existe 5 ou 6 cas d'allergies lourdes, qui nécessitent des plateaux-repas spécifiques. La Ville passe alors par un prestataire de services.

Pour qu'un régime soit mis en place, il faut que les avis du médecin scolaire, celui de la Ville et de l'allergologue convergent.

Et les convictions religieuses ?

La Ville dispose d'un dispositif « sans porc » pour les familles qui en font la demande.« Ça existe depuis des années, ça continue mais nous n'élargissons pas »indique Yann Syz. De manière générale, la collectivité « refuse de mettre le doigt dans cet engrenage. Si on commence à s'adapter à une foultitude de demandes de ce type, économiquement, on ne tient plus. La cantine scolaire fonctionne selon le principe de la table ouverte : vient qui veut ».

(1). Les écoles Sainte-Thérèse et Diwan achètent la production de la cuisine centrale.

(2). L'inscription au repas se fait le jour même, au moyen d'une carte monétique.

 

Catherine JAOUEN.ya
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Mercredi 24 octobre 2012 3 24 /10 /Oct /2012 16:28

SOBRIETE FONCIERE ET URBANISME SOUTENABLE 

 

 

Afin d’apporter une réponse pertinente en termes de sobriété foncière, je vous propose d’en rechercher les causes profondes .

 

1- Comment en sommes nous arrivés à une telle consommation d’espace en Bretagne ?

 

Tout d’abord il faut rappeler que l’étalement urbain s’explique par la disponibilité des énergies fossiles( surtout le pétrole) et la facilité des déplacements avec le développement de l’automobile : c’est une évidence mais il ne faut pas l’oublier .

3 raisons majeures expliquent me semble t il la consommation d’espace et plus particulièrement en Bretagne :

 

- La première : les insuffisances des politiques urbaines locales qui n'ont pas intégré la dimension environnementale à la hauteur des enjeux. Pour de nombreuses communes et même certaines petites villes , la réflexion en matière d’urbanisme est limitée au document d’urbanisme réglementaire que constitue le PLU ; or, ce document comporte des règles qui sont autant de contraintes et de frein à l’innovation :
contraintes d’occupation du sol ( qui vise à éviter toute mixité pour limiter les conflits qui 

pourraient résulter d’occupation du sol entrainant des nuisances les unes sur les autres ) ;

contraintes en termes de densité d’occupation de l’espace de stationnement automobile ( gros consommateur lui aussi d’espace )dont le dimensionnement est fait pour un usage de pointe : tout le monde s’accorde pour regretter les surfaces de bitume dans certaines zones commerciales et industrielles.

Toutes ces mesures réglementaires conduisent à favoriser l’étalement urbain et ne donnent pas la priorité à la création d’ espaces publics conviviaux pour favoriser le lien social : le fonctionnel est privilégié. ( les espaces sont découpés en zones spécialisées pour habiter, travailler, se divertir ........

 

A ces dispositions réglementaires , vient s’y ajouter le mirage du développement industriel : j’ai eu l’occasion , dans les années 75 de faire des études sur les zones d’activité : il n’y avait pas à l’époque la plus petite commune qui n’avait pas gelé des terres pour y implanter sa zone d’activité quand elle ne se lançait pas dans la viabilisation des terres sans avoir d’entreprise susceptible de s’implanter. Certes,les crises successives sont passées par là:néanmoins,cette approche en termes de développement est encore présente dans beaucoup de POS ou de PLU dont la lecture des rapports de présentation permet de comprendre comment ces documents conduisent au gaspillage de l’espace .

 

Par ailleurs, je suis surpris de voir qu’il existe aujourd’hui des textes législatifs qui vont dans le sens d’une densification de l’espace sous conditions notamment de performance thermique des bâtiments et que je n’ai pas vu à ce jour un PLU qui reprenne ces dispositions pourtant votées par le parlement depuis 2005 .....

 

 

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Samedi 13 octobre 2012, s'est tenu à Loudéac, un débat public :

Sobriété foncière et urbanisme soutenable : un enjeu de civilisation pour la Bretagne


« La Région Bretagne a doublé ses surfaces artificialisées en seulement 20 ans. Autrement dit, il a été urbanisé, en 20 ans, l’équivalent de ce qui a été urbanisé par les générations précédentes pendant plus de 2 000 ans. Les sols bretons sont aujourd’hui plus artificialisés que la moyenne nationale (total des sols artificiels bretons : 12%, contre 9% en France métropolitaine). La surface artificialisée par habitant est de 1.080 m² / habitant en Région Bretagne, contre 820 m² / habitant en moyenne à l’échelle nationale et 400 m² / habitant en Allemagne ».

 

 
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Mercredi 24 octobre 2012 3 24 /10 /Oct /2012 16:18

 


 

 

Diaporama de Claire Guiheneuf

 

 

claire guiheneuf

 

 

 

 

 

Samedi 13 octobre 2012, s'est tenu à Loudéac, un débat public :

Sobriété foncière et urbanisme soutenable : un enjeu de civilisation pour la Bretagne


« La Région Bretagne a doublé ses surfaces artificialisées en seulement 20 ans. Autrement dit, il a été urbanisé, en 20 ans, l’équivalent de ce qui a été urbanisé par les générations précédentes pendant plus de 2 000 ans. Les sols bretons sont aujourd’hui plus artificialisés que la moyenne nationale (total des sols artificiels bretons : 12%, contre 9% en France métropolitaine). La surface artificialisée par habitant est de 1.080 m² / habitant en Région Bretagne, contre 820 m² / habitant en moyenne à l’échelle nationale et 400 m² / habitant en Allemagne ».

 

 

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Mercredi 24 octobre 2012 3 24 /10 /Oct /2012 16:12

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Samedi 13 octobre 2012, s'est tenu à Loudéac, un débat public :

Sobriété foncière et urbanisme soutenable : un enjeu de civilisation pour la Bretagne


« La Région Bretagne a doublé ses surfaces artificialisées en seulement 20 ans. Autrement dit, il a été urbanisé, en 20 ans, l’équivalent de ce qui a été urbanisé par les générations précédentes pendant plus de 2 000 ans. Les sols bretons sont aujourd’hui plus artificialisés que la moyenne nationale (total des sols artificiels bretons : 12%, contre 9% en France métropolitaine). La surface artificialisée par habitant est de 1.080 m² / habitant en Région Bretagne, contre 820 m² / habitant en moyenne à l’échelle nationale et 400 m² / habitant en Allemagne ».

 

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Mercredi 24 octobre 2012 3 24 /10 /Oct /2012 15:15

 


 

 

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Samedi 13 octobre 2012, s'est tenu à Loudéac, un débat public :

Sobriété foncière et urbanisme soutenable : un enjeu de civilisation pour la Bretagne


« La Région Bretagne a doublé ses surfaces artificialisées en seulement 20 ans. Autrement dit, il a été urbanisé, en 20 ans, l’équivalent de ce qui a été urbanisé par les générations précédentes pendant plus de 2 000 ans. Les sols bretons sont aujourd’hui plus artificialisés que la moyenne nationale (total des sols artificiels bretons : 12%, contre 9% en France métropolitaine). La surface artificialisée par habitant est de 1.080 m² / habitant en Région Bretagne, contre 820 m² / habitant en moyenne à l’échelle nationale et 400 m² / habitant en Allemagne ».

 

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