Le « Gwenn ha du » interdit de stade

Publié le par Association des élus progressistes de Bretagne

Le match de coupe du monde France-Îles Féroé a été décentralisé et joué à Guingamp en Bretagne.

 

On ne peut que remercier les initiateurs de ce choix qui permettait à la Bretagne, terre de football, d’accueillir une épreuve de dimension internationale, et aux Bretons de faire preuve une fois encore de leur esprit sportif et de leur fair-play.

 

Cependant, on ne peut non plus que dénoncer les mesures dont ont été victimes de nombreux supporters venus soutenir l’équipe de France : les drapeaux bretons étaient confisqués aux entrées, voire dans les tribunes où les vigiles arrivaient à trois pour délester, d’une manière musclée, les porteurs de drapeaux de leur « gwenn ha du ». De nombreux personnes témoignent et ne comprennent pas.

 

Nous ne comprenons pas davantage et ce d'autant moins que les supporters bretons ont toujours su montrer, en particulier lors de la finale de la Coupe, au Stade de France, le véritable visage du sport, celui de la tolérance, du respect de l'adversaire, du plaisir partagé.

 

Alors : pourquoi cet interdit à l’encontre de l'emblème de la Bretagne ? Le « gwenn ha du » qui figure désormais sur les plaques d'immatriculation, doit-on le rappeler, ne rentre dans aucune des catégories d'objets et de symboles dont le Code et le Règlement de la FFF interdit l'introduction sur les stades.

 

Nous attendons les explications de la FFF et de l'État, coresponsables de l’organisation de ce match de coupe du monde : d'où sont venus les ordres ? du ministère de l' Intérieur ? de l'Élysée ? On sait le contentieux qui existe entre le chef de l'État et les Bretons.

 

Les Bretons qui respectent les symboles de la République, attendent en retour le respect de leurs propres symboles. L’UDB soutient les supporters qui protestent contre la confiscation arbitraire de leur « gwenn ha du », véritable acte de discrimination.

 

 

 

Mona Bras

adjointe au maire de Guingamp

conseillère régionale

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